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Une après-midi de pluie à Bamako

Décidemment,ces derniers temps, Bamako est sous les eaux. En effet, les fortes pluies qui s’abattent sur Bamako font suite à  celle plus abondante qui arrosa la ville la matinée du 2 septembre dernier. Problèmes d’évacuation des eaux de pluie Ce qu’il faut déplorer, C’’est que ces pluies ont provoqué de grandes inondations créant par endroit des mares et plans d’eau, qui mettent du temps s’évaporer. Il faut signaler que C’’est l’ensemble des capitales régionales qui sont également inondées comme à  Tombouctou, Gao, Kayes, Mopti… Déluge à  Bamako A Bamako, La force de la pluie a été telle que les activités se sont retrouvées paralysées par la force des inondations. Les eaux ont causé d’importants dégâts matériels. Des véhicules tombaient successivement en panne, certains commerçants de la place à  Dabanani assistaient impuissants à  leur malheur, car les eaux emportaient tout sur leur passage. Même les revendeurs de journaux ont eu leur part de désagrément. Au même moment, les eaux ont forcé les portes de certains services administratifs. Par endroit, l’on se servait de motopompes(à  défaut des sceaux ou baignoires) pour évacuer les eaux. 105 millimètres de pluies enregistrés Selon les services de météorologie, près de 105 millimètres de pluies ont été enregistrées. Au niveau du quartier du fleuve, la pluie était sans précédent (depuis le démarrage de la présente saison pluvieuse). A la place des rues, on apercevait que des vagues d’eaux se frayant du chemin et des tiges de bois flottantes. Le phénomène a suscité de vives réactions au sein de la population. Vu de l’autre coté, on aurait cru que C’’est uniquement la rive gauche du fleuve Niger qui avait été arrosée. Que non, la rive droite a subi également. Les quartiers pas épargnés A Torokorobougou par exemple (en Commune 5), presque tous les domaines habités ont fait le plein d’eau. Face à  la quantité d’eau qui a littéralement inondé son domicile, un chef de famille du quartier a déversé sa colère sur les autorités municipales. Comme lui, bon nombre de ceux que nous avons interrogé sur place, ont craché leur venin sur les autorités. « Les autorités municipales, disent-ils, ne se donnent pas assez de peine pour évacuer régulièrement les caniveaux ». L’ORTM et la BCEAO touchés par les eaux « De mémoire de travailleurs de l’ORTM, jamais une inondation n’avait autant bloqué les activités », s’est exclamé un cameraman devant la mare d’eau qui stagnait devant les locaux de l’office de radiodiffusion nationale. Non loin de là , devant le siège de la BCEAO, C’’était le comble, les usagers d’engins à  deux roues n’avaient aucune marge de manœuvre et voyaient leurs engins presque noyés. La sous région affectée Au delà  de nos frontières, C’’est le même triste scénario, notamment dans certains pays o๠les populations assistent impuissantes à  un ballet d’inondations. C’’est le cas au Burkina Faso (il y a une semaine), o๠une forte pluie s’est abattue sur la capitale, Ouagadougou inondant l’enceinte de certains bâtiments publics comme la cinémathèque du FESPACO, l’hopital Yalgado Ouedraogo etc… Bouleversement climatique ou caprice de la météo ? Ces vagues d’inondations posent des problèmes d’ordre socio- sanitaires graves. Il arrive que des familles perdent leurs maisons et leurs biens. Selon certains observateurs, la situation actuelle est issue du bouleversement créee par les changements climatiques. Ce genre d’inondations est de nature à  stimuler l’aide et l’assistance des structures et organisations humanitaires internationales. L’on se rappelle que l’Organisation des Nations unies avait apporté une aide suite aux inondations provoquées par la grande pluie d’il y a 5 jours. Selon le Directeur national de la météo, MR Mama Konaté, nous faisons face à  un régime pluviométrique capricieux, et « dont la tendance risque de se maintenir». Les mesures du gouvernement ? Le ministre de l’environnement Tiémoko Sangaré,s’est dit désolé de l’état des caniveaux et autres collecteurs d’eaux de pluie qu’il a visité dans les 6 communes de Bamako ce jour. « Mais,ajoute t-il, il y a une réglementation que le gouvernement doit appliquer (curer seulement 10 000m sur 9,5 km de caniveaux), et que les populations doivent respecter ! »

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