Culture › Arts Plastiques

La croisade de Michel Brent contre le pillage du patrimoine culturel Africain.

Contre le pillage du patrimoine culturel Il a mis 6 ans pour faire , un documentaire d’investigation de 52mn sur le vol d’une statuette dogon à  Bandiagara au Mali. Mais à  60 ans, Michel Brent est infatigable et sillonne le pays depuis une quinzaine d’années pour le compte de ses recherches, enquêtes et repérages. «Tout commence par là , affirme t-il. Une idée vient, un sujet prend forme et puis on passe à  l’écriture du film ». Pour ce «journaleux aguerri » comme il se définit lui-même, l’exercice n’est pas de tout repos, mais toujours empreint de sensations, de découvertes, de voyages. Après avoir fait ses armes de reporter-photographe au magazine Belge, le et parcouru le monde, Brent réalise en 2003, un film de 13’sur la sauvegarde du patrimoine culturel pour le compte de la Banque Mondiale. , C’’est le titre de ce mini documentaire qui lui donnera l’envie absolue de ne faire que ça ! Il se forme alors aux métiers de l’image et 8 ans plus tard, réalise : « Je suis toujours entrain d’apprendre, il se trouve que J’adore le Mali et que J’y ai des amis. Alors je prends tout mon temps pour faire un travail de qualité quand je suis sur un projet ». En croisade contre le pillage des objets d’art Africains Pourquoi le pillage en particulier ? « Parce qu’il faut que l’Afrique s’éveille », jure Brent indigné. Vous vous rendez compte, en pillant le patrimoine d’un pays, on détruit son histoire et l’on compromet son développement en même temps. » «Nous sommes dans la civilisation de l’image et quel meilleur moyen de faire passer un message fort? » Michel Brent qui connaà®t le sujet se révolte aussi que ce soit parfois les locaux qui contribuent au pillage. «Ca fait des années que je travaille dessus et il fallait que J’interpelle là -dessus. J’ai fait ce film pour sensibiliser. Quand on voit le Musée du Quai Branly à  Paris, il n’y a pas de quoi se réjouir mais le Mali se débrouille bien dans la restitution de son patrimoine ». Le film a quant à  lui bien marché et été projeté un peu partout dans le Monde.  » Pêcheurs de Sable  » ou l’extraction de sable dans le bassin du Fleuve Niger Après , Brent s’intéresse cette fois à  deux nouveaux projets dont l’un d’envergure. Produit par Zorn Lille, une structure française, Brent veut mettre en relief l’extraction du sable dans la zone du bassin du Niger. 26 ou 52′, tout dépendra des investigations. Et des financements. Le sujet touche l’environnement en s’intéressent à  l’hydrologie et à  la mécanisation des instruments de travail pour l’extraction.  » Et puis, ça va me changer un peu du pillage », confesse Brent qui est au Mali pour les repérages et peut compter sur une bonne équipe :  » J’ai des gens excellents et qui me suivent depuis des années ». Retour au pillage…archéologique Difficile d’abandonner ses premiers amours. l’autre projet, C’’est encore le pillage. Archéologique cette fois et s’étendant aux sites de cinq pays autour du bassin du fleuve Niger. Il s’agit du Ghana, du Niger, du Nigéria, du Bénin et du Mali bien sûr, o๠l’histoire a laissé des traces immenses, exulte Brent. «Ce sera un documentaire fiction de 90 mn qui s’appellera . Je sais d’avance que le faire me prendra encore du temps. 5 ans peut-être… Mais je suis heureux d’avoir l’appui de Cora Films, la structure de Cheikh Oumar Sissoko, un grand cinéaste. Je travaille aussi avec de nombreuses organismes comme le Centre national de la cinématographie du Mali(CNCM). J’ai fait sur fonds propres et pour ce projet, il me faudra près 450 000 euros et je compte également sur des financements européens, internationaux etC’… Michel Brent a les yeux qui brillent. On le sait le chemin sera fastidieux mais passionnant : « Je ne fais pas des films pour gagner de l’argent mais pour qu’ils soient vus. Avant tout, J’ai une mission d’information et de sensibilisation du public». Après avoir publié une dizaine de livres et près de 1000 articles dans des revues internationales, Michel Brent n’en est plus à  son premier coup d’essai. Et C’’est tout le mal qu’on peut souhaiter à  ce talentueux réalisateur Belge mais résolument malien de C’œur !

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