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Perspectives agricoles en Afrique de l’ouest : les experts réunis à Bamako

Les experts venus de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, de la Gambie, du Ghana, des deux Guinées, de la Mauritanie, du Niger, du Togo, du Bénin, du Tchad, de la Sierra Léone, et bien entendu, du Mali, se concertent deux jours durant, autour de la situation alimentaire et des perspectives de récoltes 2009 au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Une pluviométrie capricieuse Le représentant du secrétaire exécutif du comité interpermanent de lutte contre la sécheresse au sahel (CILSS), Mr Dramane Coulibaly, fait l’état des lieux des dernières inondations qui ont secoué certains pays de l’Ouest Africain. Il rappelle que le mois de juillet, correspondant au début de l’hivernage, a connu des pluies faibles et mal réparties. Selon lui, les causes des inondations viendraient de cela. Mr Coulibaly déclare que le CILSS a pour obligation de s’investir dans les mécanismes de prévention et dans la lutte contre les calamités. Le représentant du ministre de l’agriculture exprime quant à  lui, la volonté de son département de faire du Mali, une puissance agricole. Volonté d’ailleurs partagée par les pays du CILSS pour atteindre la sécurité alimentaire et lutter contre la pauvreté. « Tout est mis en œuvre afin de mettre la population à  l’abri d’une crise alimentaire, accroà®tre le système de production et valoriser les filières agricoles ». Estimant qu’il faut analyser les capacités des Etats face aux crises déjà  survenues, il est important d’identifier les zones à  risque, quand on sait que l’hivernage ne cesse de surprendre. Les prévisions de l’AGRYMET La commissaire à  la sécurité alimentaire, Mme Lansry Nana Yaya Haidara rappelle que l’AGRYMET, une structure du CILSS, avait attiré l’attention des pays du comité sur d’éventuelles perturbations, il y a trois mois. Cette structure les avaient donc appelé à  prendre les dispositions nécessaires pour prévenir les crises en vue. C’’est dire qu’AGRYMET ne s’était pas du tout trompé. Cette saison pluvieuse a connu un retard de presque un mois. Et lorsqu’elle a débuté, elle s’est soldée par les inondations aussi bien de cultures agricoles, que des destructions d’habitats et ponctuées par des moments de sécheresse par endroit. « Nous sommes entrain de prévoir les conséquences des déficits constatés au nord du Mali et dans tous les grands bassins céréaliers. », précise Mme Haidara. En ce qui concerne le commissariat, des dispositions sont prises depuis les prévisions d’AGRYMET. Elle explique qu’un plan de contingence prévisionnelle est déjà  élaboré pour permettre de juguler les inconvénients de cette situation de campagne. Le rôle des stocks alimentaires Elle estime que les pays du comité ont suffisamment d’expérience en matière d’entraide et de soutien mutuel. Des stocks sous régionaux de sécurité alimentaire sont en place afin d’approvisionner tout pays en situation désastreuse. Et les 703 banques de céréales devront bientôt disposer de 150 tonnes de céréales chacune. Ces stocks existent depuis l’invasion acridienne qu’avait connu le Mali il y a quelques années.

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