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Sécurité contraceptive : du bonheur de la mère à l’enfant

Durant 5 jours, l’USAID Mali formera des journalistes de la presse malienne sur la sécurité contraceptive adoptée par le pays en 2002. Du 28 septembre au 2 octobre, la presse malienne devrait acquérir des connaissances nécessaires afin de mieux informer la population sur cette nouvelle méthode parfois incomprise par un grand nombre de personnes concernées. Qu’est ce que la contraception sécurisée ? Cette méthode donne le libre choix à  chacun, de choisir et utiliser le produit contraceptif qui lui convient. Le but étant d’obtenir des produits de qualité et surtout, au bon moment. Les différents produits contraceptifs disponibles sont : Dépo provera (ou confiance) qui dure 3 mois ; Ovrette (comprimé) à  prendre tous les jours ; Jadelle (implant) pour une durée de 3 ans ; DIU (TCU 380 A) stérilet, 3 mois; Le condom masculin et féminin ; Néosampoom ; Duofem ; et enfin le collier du cycle menstruel. Les femmes ont toute une gamme de produits contraceptifs de courte, moyenne et longue durée à  leur disposition. Espacer les naissances Cependant, selon les Dr Bakayoko, Keita et Bah, la méthode contraceptive a un niveau trop bas au Mali, par rapport aux autres pays voisins. Il s’élève à  6,8 % et concerne les femmes de 15 à  49 ans. 33 % des besoins ne sont pas couverts. Par ailleurs, le Mali a opté pour la première fois, pour l’espacement des naissances en 1972. Le but étant de sauvegarder la santé de la mère et de l’enfant. Le pays est à  sa 5e édition pour la campagne de planification familiale. Signalons que la planification est subdivisée en trois étapes : la contraception, la prévention et le traitement naturel, puis les infertilités et le VIH/SIDA. Au départ, une femme malienne ne pouvait faire de planification sans l’accord par écrit de son mari. Cette pratique est révolue de nos jours. Les médecins reçoivent tous les jours, des femmes désirant limiter ou espacer leurs grossesses. La contraception pour limiter les grossesses nombreuses Prenons l’exemple de cette jeune femme Ami, qui a huit enfants. Elle vit à  Fanaa, dans la région de Ségou. Et vient en cachette à  Bamako afin de se faire un implant d’une durée de 3 ans. Cette dernière reviendra autant de fois qu’il le faudra pour ne plus avoir à  enfanter. Elle se dit épuisée à  35 ans. Son mari refusant d’appliquer une contraception, elle a elle-même pris le taureau par les cornes. Le cas de cette jeune femme est un parmi des milliers au Mali. C’’est ce qui explique la mobilisation de l’Etat malien, du secteur privé, de l’USAID, de l’UNFPA, du PSI Mali, du KFW, de l’ONG Marie STOPES International et de tous les partenaires techniques et financiers, à  s’impliquer massivement pour une meilleur information et une meilleure communication autours de cette question qui très souvent mal comprise par la population.

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