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Agriculture : la CEDEAO contre la « mouche des fruits »

La « Bactrocera Invadens » est une nouvelle espèce de mouche venue d’Asie du Sud, et découverte en 2003. Elle s’attaque surtout aux productions mariachères et fruitières Africaines, notamment les mangues exportées en Europe. Ce qui entraine des pertes de production allant jusqu’ à  50% et au pire l’accès aux marchés internationaux. C’’est donc pour lutter contre ce fléau qu’une Initiative de lutte régionale contre les Mouches de Fruits en Afrique Subsaharienne a été lancée. Face au manque d’informations sur les moyens de combattre cette mouche et les ravages causés sur les cultures, la CEDEAO et des partenaires tels que la FAO ou la société de consultants Italtrend ont établi une étude pour alerter l’opinion. Des institutions comme la Banque Mondiale, l’USAID ou l’Union Européenne ont aussi été mobilisées pour financer un plan de lutte contre cette Mouche des fruits. « Complementary study on a West African Regional Action Plan to control fruit fly « , (COLEACP), c’est le nom du rapport final et disponible auprès de l’institution du même nom. Mesures envisagées et environnement Suite à  l’étude du COLEACP, des solutions liées à  l’utilisation de pesticides ont été envisagées pour réduire les dommages causés. Ce qui ressort, c’est une action coordonnée régionale et dont les experts sont venus discuter à  Bamako afin de dégager d’autres pistes. Plusieurs pays étaient présents : le Ghana, le Burkina Faso, le Mali bien sûr, la Côte d’Ivoire, le Niger etc.. des pays principaux producteurs de fruits et légumes à  destination du marché international. Reste à  s’entendre sur la politique commune agricole, telle que défendue par l’Union Africaine. L’environnement Certains participants et scientifiques sur place ont remis en cause l’usage des pesticides et soulevé la question environnementale, quant à  l’usage de sacs plastiques pour préserver les cultures. « Certaines variétés de fruits seront inévitablement touchées, juge un participant, mais il faut réduire au maximum les risques et surtout les dommages causés. Une chose est sûre, la mouche des fruits n’est plus une inconnue pour les scientifiques et experts de l’Agriculture Africaine, reste à  munir les agriculteurs, car ce sont eux qui sont sur le terrain et pas dans les bureaux !

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