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Convention Relative aux droits de l’Enfant : Quel bilan en 20 ans ?

La charte des droits de l’enfant Selon les conférenciers, la situation des enfants s’est beaucoup améliorée depuis la signature de ce texte par le pays. En effet, le Mali a ratifié par ordonnance, le 20 septembre 1990, la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Et «Â depuis cette ratification et conformément à  l’article 44, le gouvernement du Mali a déposé son rapport initial sur la mise en œuvre de la Convention en 1996. En mars 1998, la coalition malienne des droits de l’Enfant (COMADE) a déposé un rapport complémentaire sur la mise en œuvre de la CDE », stipule un communiqué officiel. Des avancées remarquables Depuis sa promulgation et sa ratification par la quasi-totalité des pays, les enfants sont considérés comme «Â des personnes à  part entière, véritables sujets de droits et titulaires des droits de l’homme de façon inaliénable et sans discrimination ». Depuis vingt ans, le Mali a fait du chemin. La mortalité infantile qui était parmi les taux les plus élevés dans la sous-région, a régressé entre 1990 et 2009 de 22% selon Marcel Rudasingwa, représentant résident de l’Unicef au Mali. Dans le domaine de l’éducation, le taux de scolarisation a atteint 80%. Malgré les difficultés que traversent l’école malienne, des questions comme la scolarisation de la jeune fille ont beaucoup évolué. Aujourd’hui, la parité fille-garçon est presqu’effective. Quand à  l’accès à  l’eau potable, les chiffres officiels tournent autour de 68% malgré les disparités entre zone urbaine et milieu rural. Dans le domaine de l’assainissement, on fait cas de 48%. Tous ces progrès ont été réalisés grâce à  l’appui des partenaires au développement et pour le bien être de l’enfant. A ceci s’ajoute la réalisation d’infrastructures pour l’éducation et l’épanouissement des enfants. Parmi elles, on peut énumérer la cité des enfants, le parlement des enfants, le gouvernement des enfants dans les écoles… etc… Défis à  relever Lors des échanges avec la presse, la ministre de la promotion s’est prononcée sur plusieurs sujets relatives au code des personnes et de la famille, à  la non orientation de certains élèves après le DEF, à  l’absence d’une loi sur les mutilations génitales… A propos de ce dernier sujet, Sina Damba, a affirmé que le Mali privilégie plutôt la sensibilisation. « Je me suis souvent remontée contre mes homologues de certains pays voisins qui affirment que leurs ressortissants viennent pratiquer l’excision au Mali. J’ai toujours demandé qu’on m’apporte des preuves à  l’appui sans en recevoir », s’en est prise la ministre aux détracteurs qui accusent le Mali de mettre en péril leur interdisant la pratique de l’excision. La mendicité des enfants est aussi demeurée un casse tête pour les autorités. Pour la ministre de la promotion de l’enfance, ce sont des pesanteurs sociales qui compliquent la tâche aux autorités dans le combat contre la mendicité. Face à  ces multiples défis, la conférencière a demandé à  ce que les efforts soit accentués afin d’atteindre de grands résultats dans une décennie. Et pour atteindre un tel objectif, il faut passer par une promotion de la CDE, encore méconnue de la majorité des maliens, a proposé la présidente du parlement des enfants.

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