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Sécurité Alimentaire en Afrique : La FAO tire la sonnette d’alarme

Eradiquer la faim dans le monde A l’ouverture du sommet, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf est revenu sur les difficultés de ce fléau qui touche plus d’un milliard de personnes dans le monde. Il estime que, l’accès à  l’alimentation est le premier des droits fondamentaux de l’homme. Le pape Benoit VI, qui participe au sommet, insiste de son côté, sur ce droit qui doit être respecté par tous. Il juge inacceptable, l’opulence et le gaspillage dans certaines parties du monde, pendant que la faim ravage ailleurs. Le pape invite la communauté internationale à  s’impliquer sérieusement dans le combat pour l’éradication de la faim, la misère et la pauvreté dans le monde. Sécurité alimentaire au Mali Le président de la république malienne, Amadou Toumani Touré, a expliqué à  ce sommet, l’intention de son gouvernement, de faire de l’agriculture, le moteur de développement du Mali. Cela exige selon lui, d’énormes investissements. Il a insisté sur les potentialités agricoles du pays, expliquant que le Mali dispose de 65 millions de terres cultivables, dont 1.100.000 à  l’office du Niger. On se rappelle qu’en 2004, les chefs d’Etats Africains, demandaient à  chaque pays du continent, de consacrer sur 5 ans, au moins 10 % de son budget, au développement de l’agriculture. Le Mali en cette année 2009, consacre 13 % de son budget au secteur. Par ailleurs, certaines dispositions telles la mise en place du consensus commun de l’agriculture, la création de commissariats à  la sécurité alimentaire (dont dispose déjà  le Mali) et le programme national de sécurité alimentaire, ont été prises. Les chiffres de la FAO sur l’impact de la faim dans le monde sont assez alarmants. Ainsi, plus d’un milliard de personnes souffriraient de faim. Et sur le continent africain, un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes. Sans compter toutes les maladies liées à  la malnutrition. Les grandes puissances boycottent le sommet A l’ouverture du sommet, l’absence remarquable des huit pays les plus riches du monde a fait mouche. Le seul pays membre du G8 présent, est bien entendu l’Italie qui est l’hôte du sommet. Pourquoi les richards ont-ils boudé la rencontre ? Est-ce à  dire qu’ils n’en n’ont rien à  cirer du malheur des pays pauvres ? Ou simplement qu’ils ont d’autres préoccupations comme le climat et sur lequel aucune entente n’est encore trouvée. Certains observateurs estiment que les grandes puissances en ont assez de financer la faim dans le monde. Car les véritables bénéficiaires des fonds alloués pour l’aide au développement des pays dits en voie de développement, sont les dirigeants. Mais au delà  des constats alarmistes sur la crise financière et économique, sur la faim ou les menaces du réchauffement climatiques, n’est-ce pas là  une formidable opoortunité pour les pays Africains de prendre leur destin en main. Initier la grande révolution verte et qui permettra au continent de s’autosuffire une bonne fois pour toutes ?

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