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Tabaski 2009 : flambée du prix du mouton à Bamako

  Au Mali, précisément à  Bamako à  la veille de la fête de Tabaski, C’’est le moment, pour les revendeurs de moutons de s’en mettre plein les poches. Sachant que les bamakois ont coutume d’acheter les moutons à  la dernière minute. C’’est demain que les Maliens à  l’instar de leurs frères musulmans du monde, se préparent à  célébrer la fête l’Aid El Kebir. Rituel oblige, chaque musulman, s’il en a les moyens est tenu d’immoler un bélier. Cependant, le principal souci des chefs de famille en cette circonstance, reste d’avoir le mouton à  un prix abordable. Les clients de dernière minute aux abois C’’est pourquoi certains attendent la dernière minute espérant que les prix vont chuter. Malheureusement le contraire s’est produit, le prix des moutons a flambé. Nous avons sillonné les différents «Â Garbals » de Bamako. Au Garbal du quartier San, des revendeurs de moutons proposent le petit bélier décharné à  35 000F CFA alors que son prix ne dépassait 25000 FCFA il y a deux semaines de cela. A prendre ou à  laisser. Le bélier moyen est marchandé à  partir de 45 000 F CFA alors que le prix du plus gros se situe entre 100 000 et 160 000 F CFA. Nous avons approché des revendeurs de mouton pour justifier cette hausse du prix à  la dernière minute. «Â Aujourd’hui les chefs de familles n’ont pas le choix, ils sont obligés d’acheter parce qu’on franchit la porte de la fête », laisse entendre un revendeur. Et d’ajouter qu’ils achètent chers les bêtes dans les brousses sans compter les frais de déplacement. «Â Le prix des béliers est fixé selon les conditions de ravitaillement et d’acheminement vers la ville. Le transport de chaque tête, surtout à  l’approche de la Tabaski, se situe entre 1000 et 2000 F CFA, voire plus suivant les localités » fulmine-t-il. Spéculation Quant aux clients, les revendeurs sont de véritables spéculateurs sur le prix des moutons comme s’ils n’étaient pas musulmans. El Hadj Amadou Diallo, un client martèle que le mouton est vendu au prix du bœuf aujourd’hui. «Â Les revendeurs sont catégoriques aujourd’hui sur ce prix qui peut même acheter un chameau ».  Sur le marché de bétail de Faladiè, au nord de la ville, les hangars sont bien approvisionnés, mais les clients se font encore désirer. Les prix apparemment ne sont pas à  la hauteur de leurs bourses. De ce fait, les rues et les espaces improvisés de la capitale malienne témoignent d’une présence importante de moutons de races différentes. Les prix varient en fonction des races Autant des races différentes, autant de prix qui varient. Ainsi les races « Bali Bali » intéressent beaucoup de clients. Ces béliers sont prisés par les plus nantis et se vendent à  des prix défiant toute concurrence. A côté de cette race, il ya la race Maure « Souraka saga » et les  » Gwara » ou mouton peulh, les « merés » qui sont de taille courte et les « Bali Bali Wolosso » ou « Bali Bali métisses ». Le prix d’achat varie entre 35 000 pour les plus petits, 60 000 et 90 000 F CFA pour les moyens. Les lieux de provenance de ces moutons sont : Goundam, Mopti, Nara et d’autres localités du Nord. Toutefois, signalent les vendeurs, ce sont les moutons de race « bali-bali » ou métissée qui sont les plus chers. A noter que C’’est un devoir pour tout musulman d’accomplir le sacrifice d’Abraham en égorgeant un bélier le jour de l’Aà¯d el-fitr. Dans le Saint Coran, Dieu n’a exigé ce sacrifice qu’à  ceux qui en ont les moyens !

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