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Aid el Kebir : les musulmans du monde célèbrent le sacrifice d’ Abraham

Et j’éprouverai ta foi Abraham, la patriarche et prophète bien-aimé de Dieu avait enfin eu ce fils que Dieu lui avait longtemps refusé avec Sarah, son épouse dans les temps anciens. Et lorsque naquit Isaac, frère d’Ismael, fils de Hagar la servante, Dieu demanda à  Abraham de lui offrir son fils en offrande. Eprouvé, chagriné, Abraham prit son fils et l’emmena sur un mont de l’Arabie pour obéir à  la volonté divine. Et lorsqu’il s’apprêta à  l’immoler, l’ange Gabriel vint à  lui et arrêta son geste. A la place, un magnifique bélier blanc était attaché à  un arbre. Cette imag est certainement l’une des plus belles de l’histoire de la foi musulmane et de la mise à  l’épreuve du croyant. Bien qu’aujourd’hui ce geste nous paraà®trait barbare… Immoler en douceur C’est de cet épisode mémorable que nous raconte la Bible, mais aussi le Coran, qu’est venu la fête de l’Aid el Kebir et qui commémore le sacrifice d’Abraham. Ainsi, chaque année, tout croyant musulman, s’il en a les moyens, doit sacrifier un mouton lors de la fête de Tabaski. Une pratique à  laquelle les Africains ont sacrifié depuis et avec abnégation : » C’est le chef de famille qui doit immoler l’animal devant toute la famille », raconte Assime Diop, retraité Sénégalais. Par ailleurs, le Coran précise d’immoler la bête avec rapidité et finesse. L’animal qui ira certainement au Paradis, ne doit pas trop souffrir. Toute chose requérant la finesse. Pour les enfants, c’est autre chose, voir ce pauvre bélier sacrifié n’est pas facile à  regarder et en général, ceux-ci restent à  l’écart de l’opération de dépeçage de la bête, qui se verra découpée et partagée en quartiers de viandes. Rites et traditions L’immolation du mouton survient après la prière rituelle à  la Grande Mosquée, le jour de le fête. Au retour du chef de famille, on procède au sacrifice, qui ne durera que quelques secondes, en récitant bien sûr des bénédictions pour l’offrande faà®te à  Dieu. Ensuite, la viande sera distribuée aux voisins, amis, pauvres, à  la mosquée. Car l’esprit de solidarité doit primer ce jour là . La Tabaski, c’est aussi l’occasion de retrouvailles en famille, de réjouissances autour du repas de fête composé de viandes bien sûr ( brochettes grillées, riz au mouton, foie etc…), chacun aura sa pitance. Et le reste ira en Zaakat ( aumônes ). Après le repas, les enfants vons saluer leur famille, oncles, tantes, cousins, ils forment de petits groupes pour récolter leur  » Selmafo », ou argent de poche. Un exercice réjouissant pour les tous petits. L’unicité de la foi Si les chemins de la foi sont multiples, ils mènent tous à  Dieu prêche aussi l’Islam. La Tabaski est un jour béni en ce sens,qu’on peut être amené à  inviter ses voisins chrétiens, juifs, athées ou autres à  célébrer le repas avec sa famille. Un esprit de partage donc mais aussi de pardon, comme un nouveau départ après les disputes et mésententes annuelles. C’est comme si l’on remettait le compteur à  zéro pour saisir l’occasion de se souhaiter le meilleur pour la nouvelle année du calendrier musulman. Bonne fête à  tous les musulmans du monde !

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