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Littérature : Ousmane Diarra conjugue le conte et l’écriture

Au lycée, il écrivait tous les ans, des poèmes d’amour en s’inspirant beaucoup des filles. En 1987, il obtient une Maà®trise en lettres modernes à  l’Ecole normale Supérieure de Bamako. Deux ans plus tard, en 1989, il se fait embaucher comme bibliothécaire au centre culturel français (CCF) de Bamako. La même année, il remporte le prix RFI de la meilleure nouvelle. Ce prix le mènera en France oà¹, il fera 6 mois de stage dans une bibliothèque. Lieu dans lequel, il débutera et initiera l’heure du conte qui sera plutard transporté à  Bamako pour les enfants du pays. Ses œuvres En 2006, paraitra le premier roman « Vieux Lézard » d’Ousmane Diarra aux éditions Gallimard en France. Dès sa sortie, le roman est immédiatement sélectionné sur trois prix : Le grand prix Amadou Kourouma de Genève, le prix RFO et le prix du Prince Pierre de Monaco qu’il remportera. « Vieux lézard » Cette œuvre est à  la fois, un roman d’amour et de société. Le personnage principal « vieux lézard », est un traditionnaliste convaincu. Venu tout droit du village avec un nom profondément animiste, tout le monde se moquait de cet individu hors du commun. Ses oncles iront même jusqu’à  changer ce prénom leur paraissant trop bizarre, contre un autre musulman qui ne figure d’ailleurs pas dans le livre. Courageux et travailleur, il terminera ses études supérieures avant de devenir bibliothécaire. Désormais habitué à  la solitude, Vieux lézard se renferme continuellement dans sa bibliothèque, plongé dans ses livres. Cependant, à  40 ans, il tombe éperdument amoureux d’une belle jeune fille de 18 ans. Les deux s’aiment d’un amour sincère et franc. Mais le hic dans l’histoire, C’’est que la fille s’avèrera être un esprit, un djinn. Or, il n’a jamais cru au surnaturel, au paranormal… «Pagnes de femme » l’ouvrage parait en 2007 aux éditions Gallimard. Roman beaucoup plus élaboré que le premier selon son auteur, le titre du livre est inspiré d’une vieille chanson bambara de la moitié du 19e siècle. «Les bambaras ont été violemment, brutalement et doublement confrontés à  la colonisation occidentale et à  l’islamisation armée. Après leur déclin face aux envahisseurs, ils se balançaient parfois, des paroles du genre : ‘’Le monde n’est plus qu’un pagne de femme coquine, jamais véritablement noué et rien que pour embêter les hommes. » Autrement dit, on ne sait plus par quel bout prendre le monde. Tous leurs repères ont été bouleversés, les obligeant à  abandonner leurs pratiques culturelles malgré des efforts de résistance. », explique l’auteur. Ces deux ouvrages sont les seuls romans écrits par Ousmane Diarra. Le prochain est en cours d’écriture. Mais l’auteur a écrit un bon nombre de nouvelles, de récits illustrés, de contes dont : ‘’Nènè et la chenille »(1989), ‘’La longue marche des animaux assoiffés »(1996), ‘’Contes croisés »(2004), ‘’Les jumeaux à  la recherche de leur mère », ‘’La princesse capricieuse, ‘’La venue des lauriers dans le camp des innocents »Â… En 2008, il publie un recueil collectif de nouvelles de Moussa Konaté, Yambo Ouloguème, Mandé Alpha Diarra et Sirafily Diango, puis un autre intitulé ‘’Les moutons du monde ». Le conte comme une évidence Signalons qu’en plus d’être un imminent écrivain, Ousmane Diarra est aussi conteur. Il déclare : «Pour pouvoir prendre la parole, il faut d’abord savoir écouter, écouter attentivement et pendant longtemps. Surtout que, l’écriture est beaucoup plus aisée que le compte. Pas facile mais aisé. » Ousmane Diarra débute le conte en 1994. Il racontait des contes aux enfants. Des contes lui ayant été racontés par ses ainés durant son enfance. Il le faisait dans l’émission «Nous les enfants » à  la télévision nationale. Pour pérenniser le conte, Ousmane Diarra initiera l’heure du conte au CCF. « Cette idée m’e vstenue à  la suite d’un stage de 6 mois que J’ai effectué dans une bibliothèque en France. J’ai passé tout mon séjour à  raconter des histoires aux enfants de France. Cela a débuté après que les responsables des lieux, aient invité un conteur français pour égailler les enfants. Je me suis dit, si C’’est ça conter, eh bien je peux le faire moi aussi. », confesse t-il tout sourire. Depuis lors, Ousmane anime des séances de conte aussi bien au Mali, qu’à  l’extérieur du pays. Père de 6 gosses dont les derniers, des jumeaux, de 5 ans et demi, Ousmane ne peut pas aller au lit, sans donner leur dose de conte à  ses enfants. Ils en raffolent comme tous les autres enfants qui adorent le conte.« J’éprouve un plaisir immense à  partager avec les enfants. », affirme-t-il.

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