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Guinée : Transition en cours avec la Junte

Le CNDD poussé vers la porte de sortie Une dizaine de jours après la tentative d’assassinat perpétrée contre le chef de la junte militaire Moussa Dadis Camara, le groupe de contact international réuni à  Ouagadougou, demande l’instauration d’une nouvelle autorité de transition en Guinée. Cette réunion a enregistré la présence des forces vives guinéennes, d’une délégation de la junte, du président de la commission de la CEDEAO, des émissaires des Nations-Unies, et du secrétaire général de la CEN-SAD (communauté des Etats sahélo-sahariens). Le communiqué final de cette rencontre, ne réjouit pas du tout la junte au pouvoir qui se sent chassé du pouvoir. Le chef de la délégation du conseil national pour le développement et la démocratie (CNDD), Moussa Keita déclare « l’envoi de toute force étrangère sur le sol Guinéen, sans l’autorisation préalable du gouvernement, sera considérée comme une atteinte à  l’autorité de l’Etat et à  l’intégrité du territoire national. » Ces déclarations du CNDD font suite à  la proposition du président de la commission de la CEDEAO, Mohamed Ibn Chambas, du déploiement d’une force d’interposition, afin de protéger les civils guinéens. Signalons que l’émissaire libyen de la CEN-SAD, accuse les occidentaux de vouloir piller les richesses de la Guinée. Ce qui expliquerait leur acharnement envers cet Etat. La transition avec le CNDD Beaucoup s’attendaient à  de nouvelles propositions de taille au cours de cette rencontre. Mais, il n’en fut rien puisque, ce sont les mêmes éléments de la dernière réunion d’Abuja qui ont été reconduits : Notamment, la mise en place d’une mission internationale d’observation, l’engagement des membres de la junte à  ne pas se présenter aux élections et la mise en place d’une nouvelle autorité de transition. Et pour éviter d’envenimer la médiation du burkinabé Blaise Compaoré, le groupe de contact ne parle plus de retrait mais, de consensus avec la junte. Malgré tout, le CNDD ne se reconnait pas du tout dans les conclusions de cette rencontre. Ils se sentent écartés et reléguer au second plan. Contrairement aux forces vives qui s’en réjouissent fortement « du bon sens des observateurs. » François Fall, représentant les forces vives estime que « la plupart de nos préoccupations ont été prises en compte. Nous sommes dans un processus et les recommandations qui ont été faites, permettront certainement au médiateur de prendre en compte les directives données. » La junte rejette les recommandations finales Le CNDD rejette purement et simplement ces recommandations. Son représentant, Moussa Keita, explique que personne ne peut se permettre de disqualifier des citoyens guinéens lors des élections. Le choix appartient uniquement au peuple de Guinée. Par ailleurs, le secrétaire d’Etat français à  la coopération Alain Joyandet estime « Ce que l’on choisit, C’’est le retour à  la constitution le plus vite possible, des élections le plus vite possible, avec une armée qui s’occupe de ce dont elle a à  s’occuper c’est-à -dire la sécurité des personnes et des biens, et que la solution politique passe par les civils. Il y a suffisamment de leaders politiques en Guinée. » Signalons que le CNDD avait dans un premier temps, annoncé sa non participation à  cette réunion de Ouagadougou, tant que son chef Dadis ne serait pas de retour, avant de se rétracter. Les contradictions, il faut le dire, sont monnaie courante depuis l’absence du capitaine Dadis au sein du CNDD. Avec d’une part, le ministre de la communication Idrissa Chérif, qui d’une part, accuse la France d’être à  la base d’une tentative de coup de force contre Dadis. Et d’autre part, le premier ministre et celui des affaires étrangères qui ont catégoriquement rejeté toute implication des services secrets français à  la situation que vit la Guinée. l’avenir politique et social de la guinée reste incertain avec les membres de cette junte au pouvoir quine cessent de se contredire et montrer leurs discordes et le désordre et l’incertitude sont continuellement présents.

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