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La danse traditionnelle, un outil de cohésion sociale

Vertus thérapeutiques et ciment social Considérée comme le plus ancien de tous les arts, la danse est une activité qui produit des effets et un équilibre entre les différents niveaux qui constituent l’être humain. La danse fait bouger les corps. Elle engage une réelle dépense musculaire. Au niveau physiologique, elle entretient les articulations du C’œur, la circulation du sang, l’oxygénation et le massage des organes. Elle a ainsi des effets stimulants et relaxants. Au niveau social, elle s’effectue en groupe et créee des échanges inter-individuels. La danse est un ciment social qui rassemble les composants d’une communauté par affinité et par génération. En effet la société traditionnelle africaine est tellement cloisonnée que certaines danses sont beaucoup plus masculines que féminines à  cause de leur virilité. Au niveau mental, la danse vise autre chose qu’un simple défoulement anarchique pour faire fonctionner la tête. Apprentissage, mémorisation, création de formes, intégration des règles, concentration maà®trise, et contrôle souligne Babette, danseuse. Au niveau psychique, elle constitue pour le sujet qui danse un langage par lequel il peut exprimer ses émotions et ses désirs face à  une création qui lui est propre. Chaque pas de danse a sa signification Dans la société mandingue en l’occurrence au Mali, les pas de danse ont des significations importantes. Un peu partout en Afrique pratiquement toutes les cérémonies sont prétextes pour chanter et danser. Cette atmosphère quasi-festive a fait dire aux européens lors de leurs premiers contacts avec l’Afrique noire que ce continent était celui de la danse, de la musique et de tous les amusements. La remarque parait exagérée même dans beaucoup de ses parties la musique et la danse font partie de l’éducation traditionnelle des enfants explique un sociologue. Transmission Un peu partout en Afrique de l’ouest, au clair de Lune (le climat permet cette concurrence), les fillettes de 14-15 ans sans accompagnement musical, se réunissent pour battre ses mains, chanter et danser. Dans les chansons, qui dépassent leur jeune âge, il est déjà  question des grands problèmes de la vie comme la maladie, la mort et souvent l’amour. Généralement, ces chansons ne viennent pas d’elles mêmes, mais sont des textes formalisés venant du fond des âges et que les grands-mères leur ont appris pour être transmises aux générations suivantes. En brousse ou dans les champs pour les jeux, les jeunes garçons fredonnent également des airs appris soit de leurs aà®nés, soit des grands parents. La danse est réservée à  tous les jeunes la nuit lorsqu’on joue au tam -tam ou au balafon sur la place publique. De façon générale, à  l’adolescence comme à  l’age d’adulte, la danse et la musique accompagnent les hommes et les femmes en milieu traditionnel des zones rurales. Différentes chorégraphies et pas de danse au Mali Au Mali depuis les temps immémoriaux, chaque contrée a sa chorégraphie et pas de danse lors des réjouissances populaires ou des rituels. C’’est ainsi que dans le « Wassoulou », nous avons le «sogonikoun », qui est une danse très vivace. Dans le Kénédougou,(Sikasso) C’’est beaucoup plus que le balafon, et le mandé se signale par le « Madan », dans les régions du nord C’’est plus que le « Takanba » et la chorégraphie du Pays dogon est liée aux fêtes des masques. Pendant qu’à  Ségou l’on retrouve le « djandjigui » qui est à  la fois une musique et une chorégraphie. Au niveau de miniankala(ethnie), il existe ce qu’on appelle « Yapégué » Mais il faut dire que ces différentes danses sont liées aux réjouissances populaires suivant les zones comme le mariage, ou les baptêmes… mais au-delà  de l’aspect festif, il y’a également le rituel notamment à  l’approche de l’hivernage pour implorer la volonté de Dieu de donner une bonne pluviométrie. Toutefois, il existe aujourd’hui un effort de la part des artistes de moderniser leur musique et pas de danse. La chorégraphie est l’art de composer des danses et des ballets, principalement pour la scène. Aujourd’hui, cette danse contemporaine repose la question de l’auteur face aux créations collectives et l’on considère de plus en plus les métiers de chorégraphes comme vecteurs de la culture Africaine.

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