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Père Noël : L’homme en rouge qui distribuait des cadeaux

C’’est l’histoire d’un personnage dont la notoriété a vaincu l’usure du temps. Vêtements en fourrure rouge et blanc, bonnet vissé sur la tête, épaisse ceinture de cuir, barbe blanche, le père Noà«l est sans doute Le personnage le plus connu de l’histoire de l’humanité. Qui est-il ? Les versions varient, renforçant l’idée qu’il n’aurait jamais vécu. Une sorte de mythe, de personnage fabriqué par l’imagination des hommes. Seule certitude, le père Noà«l n’a pas des origines africaines. Ses vêtements chauds indiquent bien qu’il est originaire d’un pays hivernal. Ou tout au moins que la période de Noà«l dans son pays d’origine est une période hivernale. Selon une certaine légende, Nicolas de Myre devenu « Saint Nicolas » est le personnage qui a servi de source d’inspiration au Père Noà«l. Celui-ci vivait au quatrième siècle au sud de la Turquie. Il fut contemporain de la dernière vague de persécutions et du Concile de Nicée, moment important du christianisme. La légende de Santa Clauss Au onzième siècle, sa dépouille sera volée par des marchands italiens mais, ils laissent sur place un morceau de crâne et de mâchoire. Rapportée à  Bari en Italie, la relique produirait des miracles. Selon la légende, il aurait ressuscité trois enfants trucidés par un horrible boucher. Il est alors présenté comme le saint protecteur des tous petits. C’’est grâce à  la réforme des protestants luthériens que le père Noà«l va se confondre au Christ. Ceux-ci rejètent le rôle patronal des saints, remplacent « saint » Nicolas par l’enfant Jésus. Mais, C’’est aux Américains et surtout à  la firme américaine Coca Cola que le personnage va prendre une dimension planétaire. Au début des années 1930, la firme Américaine va demander à  Haddon SUNDBLOM de dessiner ce vieux bonhomme (dont la renommée grandissait) en train de boire du Coca Cola pour reprendre des forces pendant la distribution de jouets. Ainsi, les enfants seraient incités à  en boire durant l’hiver. Le dessinateur l’habilla aux couleurs de la célèbre bouteille de Coca Cola : rouge et blanc. Ce nouveau look et la renommée que lui valut la publicité, firent du vieux bonhomme le maà®tre planétaire de la nuit magique, le Père Noà«l. Il y eu bien quelques mouvements de protestation de la part des Catholiques contre cette envahissante popularité, la nuit du 24 au 25 décembre étant à  l’origine celle de l’enfant Jésus. Certaines manifestations allèrent même jusqu’à  brûler l’effigie du Père Noà«l, mais tout rentra dans l’ordre au fil du temps. La légende faiblit Personnage à  la générosité infinie, le Père Noà«l est réputé pour les cadeaux qu’il distribue aux enfants dans la nuit du 24 au 25 Décembre. Aujourd’hui, l’éveil précoce des consciences des enfants a largement contribué à  déboulonner l’image d’un vieillard qui passe nuitamment de maisons en maisons pour distribuer les cadeaux. En Afrique, l’on est loin, très loin la frénésie canadienne oà¹, les bureaux des postes reçoivent environ un million de lettres pour le Père Noà«l. En 2007 en France, le Père Noà«l aurait reçu plus de 1 600 000 courriers, dont 1 430 000 lettres et 181 200 e-mails. De nos jours, les déguisements du Père Noà«l, mal ajustés, qui sont publiquement arborés ont tout révélé : le Père Noà«l n’existe plus. N’empêche ! l’écho de sa popularité dans la conscience collective implique désormais une formalité à  remplir : faire des cadeaux. Le Père Noà«l n’unit plus seulement les enfants et les catholiques. Il est devenu un véritable phénomène planétaire, si bien que dans des pays n’ayant pas de tradition chrétienne, tels que la Chine, le Père Noà«l est utilisé comme outil marketing et comme occasion de faire des cadeaux, de décorer la ville et de réunir la famille.

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