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Terrorisme : quel sort pour les otages retenus au Mali ?

C’’est devenu une stratégie pour les preneurs d’otages : exiger une rançon ou exécuter froidement les otages. Tel fut le cas du britannique Edwin Dyer abattu par ses ravisseurs pour non paiement de la rançon de son gouvernement. Une activité lucrative pour les preneurs d’otages Si en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, au Yémen, les terroristes font des attentats aux voitures piégées, ou s’improvisent en bombes humaines, au Nord du Mali, des groupuscules salafistes prennent des otages au nom d’ AQMI ( Al Qaeda au Maghreb Islamique ) et exigent leur libération contre versement d’une rançon. La prise en otages de touristes européens est devenue la spécialité des membres d’AQMI, une émanation du groupe salafiste de prédilection et de combat (GSPC). Parce qu’elle rapporte gros. l’Allemagne et l’Autriche sont passés par là . Les preneurs d’otages Allemands et Autrichiens ont reçu des millions d’euros pour la libération de leurs compatriotes. C’’est pourquoi ils ont enlevé le français Pierre Camatte à  Ménaka, dernièrement les trois touristes espagnols et le couple Italo-Burkinabé en Mauritanie. Pour ces bandits terroristes, le kidnapping de ressortissants européens venus se détendre dans les dunes du Sahara, est le moyen le plus sûr et le plus rapide, de s’enrichir. Alors, sept millions d’euros pour la libération des otages espagnols séquestrés depuis novembre dernier, n’est pas impossible. Les otages acheminés au Mali Les bandits terroristes ont transformé le Nord du Mali en territoire de négociation pour plusieurs raisons. Primo, le Mali ne croise pas le fer avec les terroristes et préfèrerait le dialogue. Pour l’ancien ministre de la communication Gaoussou Drabo : « le Mali n’accorde pas l’asile aux ravisseurs mais ne les combat pas non plus ! ». Secundo, les anciens rebelles qui ont déposé les armes et se trouvent aux postes juteux du gouvernement, sont en majorité des négociateurs. Maitrisant la zone, ils nouent facilement contact avec les notables du septentrion afin de faire libérer les otages. La rançon est ensuite partagée entre tous les intervenants, ce qui n’est pas pour rehausser l’image du Mali dans cette affaire. Pour mettre fin à  cette situation, le président Amadou Toumani Touré a depuis longtemps exprimé l’idée de tenir un sommet panafricain pour la sécurité dans la bande Sahélo- Saharienne. ATT revient sur l’épineuse question Dans son traditionnel message du nouvel An, Att est revenu sur l’épineuse question sécuritaire. Selon lui, la meilleure façon de lutter contre le terrorisme est d’apporter le bien être aux populations. Sécurité et développement vont de pair, d’o๠l’idée de cette conférence internationale sur la bande sahélo Saharienne. Mais cette idée ne suscite pas beaucoup d’engouement chez les chefs d’états concernés par la question et qui tardent à  manifester leur volonté pour la tenue de cette conférence. Sans doute les enjeux géostratégiques et économiques y sont pour quelque chose. Affaire à  suivre…

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