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Les soutiens de Moussa Mara le lâchent pour rejoindre l’Adema

Une démission considérée par le chargé de communication de Mara comme «Â une goute d’eau dans l’océan ». C’’est-à -dire insignifiante face à  la popularité de Mara en commune VI. Il s’est entretenu avec nous ce matin dans son bureau à  la mairie de la commune IV. Un départ minimisé par le Camp Mara Cette démission des membres du Groupe de l’Indépendant Moussa Mara n’est un pas un coup dur pour l’ancien maire de la commune IV, contrairement à  ce que pensent beaucoup, explique Amadou Aya : «Â Mafing Dembélé qui se croyait coordinateur était désavoué par la base à  Lafiabougou. De même que Souleymane Sanogo qui était le seul à  ne pas être élu conseiller dans son fief à  Hamdallaye. Cheik Tidiane Keita qui est à  la base de l’annulation de la victoire ne figure sur la liste électorale. Leur démission est loin d’être un coup pour Mara, je le répète encore ». «Nous sommes élus sur la base d’un programme qui se résume à  quatre points : la bonne gestion foncière, le respect des textes et règlements, l’emploi des jeunes  et la gouvernance. Nous sommes entrain de préparer le recrutement de 50 jeunes pour leur formation en artisanat. Pour la bonne gouvernance, nous avons instauré la ponctualité, le confort dans la mairie. Actuellement au niveau de la mairie, il y’a un interphone et une connexion internet. Toutes nos actions sont conformes aux promesses données ». Dissension dans le camp Mara Dans une correspondance datant du 14 décembre 2009 et adressée à  Moussa Mara, le collectif des démissionnaires, représenté par Mafing Dembélé et Souleymane Sanogo, dénonce le contrat moral qui les liait au “Groupe Mara. Les raisons du divorce, selon le porte-parole des dissidents, Mafing Dembélé, dans une déclaration liminaire, expliquera les motivations profondes de leur adhésion massive au Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (ADEMA-PASJ) en commune IV du District de Bamako. «Â Notre décision d’inscrire nos actions dans un parti politique, dira-t-il, découle de notre conviction qu’il est indispensable et urgent d’aller vers des regroupements à  la base, en favorisant l’avènement des grands ensembles politiques tant au niveau national qu’africain». Et d’ajouter : « nos analyses politiques nous ont amené à  conclure que l’ADEMA est au plan national un des rares partis à  être de ce combat, un combat pour l’unité des forces vives de la nation». Selon Mafing Dembélé, l’ADEMA, bien que première force politique, n’a cessé de lancer des appels en faveur de la réunification et de l’unité nationale dans la lutte politique. Ce parti, explique-t-il, a de tout temps fait sien la conviction qu’ensemble, nous pourrons véritablement bâtir le Mali. « Aucune force, qu’elle quelle soit, ne pourra relever en singleton les énormes défis du développement économique, social et culturel de notre pays», indiquera-t-il. «C’’est pour toute ces raisons que, dans un microcosme politique marqué par une floraison de partis, notre choix de militer dans un grand ensemble politique a porté sur l’ADEMA », fera savoir le porte-parole des dissidents. l’Adema rallie Selon lui, l’officialisation de leur adhésion à  l’ADEMA, est l’aboutissement d’un long processus d’échanges et de concertations entamé depuis fort longtemps. Ce processus, révèle-t-il, a été concluant grâce à  la forte implication de la camarade Alima Traoré du bureau de la Section ADEMA, avec à  sa tête le Professeur Adama Tiémoko Diarra, qu’il salue pour son esprit d’ouverture et son sens élevé du dialogue politique. « Nous avons adhéré à  l’ADEMA compte tenu du rôle historique qu’il a joué dans l’avènement de la démocratie au Mali et du bilan élogieux qu’il a obtenu dans une période d’apprentissage démocratique très difficile», ajoutera le porte-parole des dissidents. En attendant, le clan Mara se veut soudé et fort face à  la tempête. .

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