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Le Noma : Une maladie infectieuse et infantile

De son nom scientifique cancrum oris, le noma est une maladie d’origine infectieuse qui se développe à  partir de la muqueuse buccale. C’’est une maladie présente essentiellement chez les enfants et provoquée par un sevrage précoce, une mauvaise hygiène bucco-dentaire et aussi la malnutrition. Ces dernières années, l’affection est de plus en plus fréquente chez les adultes atteints de VIH/SIDA. Et les zones les plus touchées sont l’Afrique subsaharienne, une partie de l’Asie et l’Amérique Latine. Les phases d’évolution de la maladie Il existe deux phases d’évolution du noma qui sont les phases initiale et gangreneuse. La phase initiale : D’abord, la maladie débute sur deux ou trois jours. Une tumeur s’installe autour de la joue, entrainant l’infection de la joue. s’en suit une fièvre inconstante parfois accompagné de diarrhée. La phase gangraineuse Dans la seconde phase, des zones gangreneuses se développent à  partir de la cavité buccale et se répercutent sur les lèvres, les joues et l’os maxillaire. En fonction de l’tendue de la lésion, l’infection progressera pour détruire une partie de l’orbite et le malaire (os déterminant le relief de la joue). l’enfant se retrouvera ainsi sans mâchoire. Signalons que C’’est à  partir de la 2nde phase de la maladie que la mortalité survient dans la plupart des cas. Rares sont ceux qui survivent. En fin de compte, avec l’évolution de la maladie, le malade se retrouvera avec un visage sans nez, sans mâchoires, sans bouche. La cicatrisation est difficile et longue. Elle se fait un bout de quelques années après l’apparition de multiples et grosses plaies sur le visage. Un nouveau centre de traitement pour les malades du Mali Le 23 janvier dernier, le mali a inauguré son 1er et unique centre de traitement du noma dans un petit village de Koulikoro (2e région du Mali). Notons que le centre inauguré par la première dame malienne, Mme Touré Lobo Traoré, est le fruit d’une étroite collaboration entre le Dr malien Hamady Traoré et deux ONG françaises (Helping Hand et aventur aides). Le centre réalisé à  hauteur de 65 millions de FCFA, a été accueillit avec joie, soulagement et satisfaction par l’ensemble des malades et toute la population du pays. Mme Touré déplore le fait que « le noma est une terrible maladie qui a toujours existé chez nous et fait malheureusement partie de ces affections le plus souvent ignorées. » Elle estime que cette maladie mérite toute l’attention requise et une sensibilisation importante puisque, pouvant être évité. La lutte contre cette maladie destructrice doit être un acte quotidien, permanant et menée par tout un chacun. Pauvreté n’étant pas synonyme de fatalité, il est important que les couches les plus démunies de la population prennent consciences qu’elles peuvent contribuer à  l’éradication pure et simple de la maladie.

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