Culture › Musique

Festival sur le Niger : le sourire de Ségou

Les artisans, pêcheurs, commerçants détaillants et grossistes, vendeuses de légumes frais et bien d’autres louent « Allah » pour avoir permis la réalisation d’une telle activité qui facilite l’amélioration de leurs marchés. En effet, les visiteurs venus d’Afrique et du reste du monde sont tentés de découvrir ou de jouir de l’hospitalité qu’il y a dans cette partie du Mali. Ici, on vous aide tant qu’on peut sans rien attendre en retour, nous laissait entendre cette irlandaise qui a tout mis en œuvre pour faire sa première visite au mali par le biais du festival sur le Niger. Partout o๠l’on passe des gens bien souriants manifestent leurs intérêts à  connaitre l’avis des visiteurs sur l’événement et la ville. Nous avons rendu visite aux promoteurs de boutiques et quelques restaurants. Ceux-ci ne nous ont pas caché leur joie de réaliser des ventes. Quelques uns d’entre eux souhaitent même que ce festival continue sur 2 semaines pour augmenter leurs chiffres d’affaires. Ségou vibre au rythme du festival En cette période du festival, les rues de la ville de Ségou sont pleines de visiteurs qui veulent découvrir tout de la cité des balanzans. Ce groupe de polonais venu à  Ségou s’est entêté à  parcourir la ville sans guide en ne parlant qu’anglais. Plus loin, une américaine se laisse bercer par les belles proses de ce guide qui n’a apparemment d’yeux que pour elle. Les contacts se multiplient partout o๠l’on pointe le nez. Les gens sont tendres et sympas comme le dit Mélanie. Sous la vigilance des forces de l’ordre, le climat reste apaisé le long des ruelles. Les badauds quand à  eux se faufilent, entre les stands pour boire le reste de sucreries laissées sur les tables ou pour récupérer les canettes de boissons qui font aussi leurs affaires. Hospitalité ségovienne Des plus hautes autorités au citoyen lambda, chacun sait qu’il y a quelque d’exceptionnel qui se passe à  Ségou. Pour preuve, les chefs de familles manifestent leurs nostalgies d’un festival qu’ils attendent de pied-ferme et mettent en location leurs maisons. Dans les radios libres de Ségou des animateurs disent leur fierté d’être ségoviens. « Ségou est pendant cette semaine au centre des activités culturelles de la planète, et il y a plusieurs médias nationaux et internationaux dans la ville pour rendre compte », affrime l’un d’eux. Le ministre de l’artisanat et du tourisme N’Diaye Bah disait que ce festival a redoré la cité des 4444 balanzans. Et Abou Sow, l’ex gouverneur de la région de soutenir qu’il a sursauté lorsqu’on lui parlait du festival sur le niger parce qu’il oubliait déjà  qu’il n’était plus gouverneur, tellement ce festival l’a marqué. D’ailleurs dans son adresse lors de la cérémonie d’ouverture du forum scientifique sur la gouvernance, il s’est inspiré d’un adage khassonké (une ethnie de la région de kayes, qui est cette année la région invitée par le festival ndlr). Pour lui, il ya deux sortes de fous. Les premiers sont ceux qui croient tout savoir avant tout le monde et les seconds sont ceux qui se croient les derniers… On pouvait entendre du fond de la salle à  travers des éclats de rire «nous sommes tous fous à  ce festival ». Une manière pour l’ex gouverneur de féliciter Mamou Daffé, le Directeur du festival, qui a cru tout seul à  ce projet avant d’y entrainer des milliers de personnes. La ville de Ségou vibre d’un air festif et les gens se baladent sans faire trop attention à  la chaleur. Le soir, un climat clément règne avec la vision du fleuve qui caresse les festivaliers et l’ambiance orchestré par les multiples fêtes organisé çà  et là  agite le coin. Il faut être inspiré comme ces milliers de festivaliers pour voir ce sourire qui illumine Ségou à  cette 6e édition du festival sur le Niger.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut