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Le Mali dit non à Al Qaeda : une position ferme face à la France et l’Algérie

Le 26 novembre dernier, un résident français Pierre Camatte, était enlevé à  son hôtel de Ménaka dans la région de Gao.Quelques jours après, Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), revendiquait le kidnapping. Les islamistes sont restés pendant de longues semaines dans le silence. Et,juste un mois après le rapt, ils ont fait leur première doléance. Celle-ci consistant à  libérer quatre membres de l’organisation détenus par l’armée malienne, en échange de l’otage français. Ils avaient d’abord donné un premier ultimatum qui s’est achevé le 31 janvier dernier. Constatant qu’il n’y avait aucune réaction de la part ni des maliens, ni des français, ils ont alors donné un second ultimatum dont la date butoire est prévue pour le 20 février prochain. Visite surprise de Kouchner à  Bamako Dans la soirée du lundi 1er février dernier, le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner s’est rendu à  Bamako pour rencontrer le chef de l’Etat malien, S.E Amadou Toumani Touré. Et cela, en toute discrétion. Le Quai d’Orsay a informé que les deux hommes se sont rencontrés pendant à  peine quelques heures avant que le chef de la diplomatie française ne reprenne l’avion le même soir vers 22h. Les discussions portaient principalement sur les conditions de libération de l’otage français Pierre Camatte. D’une part, la France tient uniquement à  ce que son ressortissant soit libéré saint et sauf, quelques soient les conditions. Concernant l’Algérie, elle tient à  ce que deux des prisonniers qui sont algériens, soit extradés vers leur pays, une chose que refuse le Mali. Cependant, Bamako semble ne pas du tout céder aux pressions française et algérienne.Un responsable Malien proche du dossier déclare qu’ « il n’est pas question d’ouvrir les portes de nos prisons pour ces quatre combattants islamistes dont la libération est réclamée par AQMI. » Propagande contre le Mali En effet, depuis les rapts effectués dans les différentes zones du désert du Sahara, la presse algérienne ne cesse de pointer du doigt, le Mali. Elle estime que le pays est le seul responsable de ce kidnapping et est à  l’origine de tous ces problèmes au Nord du pays. Pour sa part, le Mali estime être un Etat libre et souverain et personne n’a donc le droit lui dicter ses actes et agissements. Il est donc hors de question pour le gouvernement malien, de libérer des bandits armés en échange d’un ressortissant français. D’autant plus que la France n’agit nullement en fin diplomate. Affaire à  suivre.

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