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Pose de la première pierre du barrage de Taoussa : Plus 130 milliards de FCFA d’investissements

Comme l’exige la tradition en milieu traditionnel malien, avant de construire quoi que ce soit, il faut toujours faire des bénédictions. C’’est dans cette optique que l’imam de la localité de Taoussa (cercle de Bourem, région de Gao), a proféré des bénédictions sur toute la zone du barrage. Le préfet du cercle de Bourem, Mr Mohamed Sangaré estime que « ce projet est une véritable action de réduction de la pauvreté. Et il permettra de minimiser les aléas climatiques tout en désenclavant la zone. » Il termine en disant que « le barrage sera un instrument d’orchestre moderne pour Bourem. » Un vaste projet de développement Le chef de file des bailleurs de fonds du barrage de Taoussa, Mr Ahmed Mohamed Ali, et non moins président de la banque islamique de développement (BID) explique « le barrage assurera la sécurité alimentaire et les besoins en eau potable pour les populations du Nord Mali. Il cite certains points qui selon lui, sont de véritables facteurs de développement dont : La production agricole contre la faim, l’assurance de l’irrigation, la promotion de l’économie à  travers le coton et l’industrie et par ailleurs, la pose de la première pierre des futurs 20.000 logements sociaux. » Signalons que ces logements sont financés par la BID, leur partenaire principal. Il estime que le barrage de Taoussa servira de fondement pour les activités agricoles à  venir… Pour le désenclavement du Nord Mali Pour sa part, le ministre de l’énergie et de l’eau, Mr Mamadou Igor Diarra déclare que « 2010 marque le cinquantenaire de notre indépendance, il sera aussi marqué beaucoup d’évènements démontrant le dynamisme de notre pays». Selon ses dires, les premières études de construction du barrage de Taoussa ont débuté en 1920. Puis, que le bassin du fleuve Niger constitue un enjeu majeur pour le développement du pays. C’’est selon lui, la principale source d’approvisionnement en céréales au Nord, notamment la vallée du fleuve Niger. Il y aura une croissance de 3% par an et 60 % de production de l’élevage. Sans compter 118 Gwh. Egalement une augmentation de 42 à  90 % du taux d’activité de la population. Un défi important le chef de l’état Le chef de l’état estime que C’’est un acte majeur qui change significativement les populations du bassin du Niger. ATT explique que : « Concrètement, le volet agricole du projet prévoit l’aménagement de 139.000 Hectares de terre dont : 45.000 Hectares de périmètres irrigables ; 84.000 Hectares de submersion contrôlé ; 100.000 Hectares dans la vallée de Tilemsi et dans les cuvettes du Gourma, entre Bamba et Taoussa. » Sur le plan énergétique le chef de l’état déclare que le barrage de Taoussa assurera la production de 25 Mégawatts, soit 87% de la demande locale.Le Mali inscrit ses actions dans ce cadre selon le chef de l’état .Ainsi , au plan de l’impact sous régional ,le réservoir de Taoussa favorisera une meilleure régularisation des deux barrages situés en aval , celui de Kandadji et au Niger et celui de Kainji au Nigéria. Le chef de l’état estime que la reprise au courant de cette année 2010, de l’activité de l’unité de production de phosphate de Tilemsi conforte cet optimisme. Signalons que le projet Taoussa est une action de développement humain orienté vers la satisfaction des besoins de création d’emplois et de génération de revenu pour les populations de la boucle du Niger. Par ailleurs, il profitera à  plus de à  plus d’un million d’habitants des régions de Tombouctou et de Gao et toutes les zones riveraines.

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