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Enseignement supérieur : La grève continue

Ces dernières décennies, l’enseignement supérieur rencontre de nombreuses difficultés dues à  plusieurs facteurs. Dans un premier temps, les élèves et étudiants qui ne cessaient de descendre dans les rues à  chaque fois qu’ils en avaient l’opportunité. Cependant, depuis les années 2004/2005, les élèves et étudiants sortent de moins en moins. Ils ont cédé la place à  leurs ainés les enseignants. Les protestations ne cessent de faire du bruit dans le corps professoral. Certaines facultés ne font que cinq mois de cours sur neuf normalement. Les ministres de l’éducation changent continuellement, mais jusqu’à  présent, aucune solution radicale et adéquate n’est toujours pas trouvée. Dans la foulée de ces problèmes, le syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP), a entamé une première grève depuis le 8 janvier. Vu que le ministère de l’enseignement supérieur restait sourd face à  leurs revendication, le syndicat a relancé la grève pour une durée indéterminée depuis le 19 mars. Les raisons de la grève Les raisons de cette grève se résument en grands points de revendication, notamment : l’alignement des salaires des enseignants de l’enseignement supérieur et des chercheurs de l’éducation sur ceux des homologues de la sous région ; La mise en place de la nouvelle hiérarchie (assistant/attaché de recherche, maà®tre de conférence/maitre de recherche, professeur/directeur de recherche) ; l’augmentation du taux de l’heure supplémentaire ; l’intégration des travailleurs contractuels de l’enseignement supérieur. Ce sont entre autre, ces quatre doléances qui font l’objet de mésentente entre les enseignants et leur ministère de tutelle. C’’est ce même problème qui, n’ayant trouvé de solution depuis janvier, persiste et se dessine en grève illimitée depuis plus de deux semaines. Protocole d’accord Le secrétaire général du SYNESUP, le Dr Abdou Mallé indique « au cours des précédentes négociations, un protocole d’accord avait été signé le 22 janvier dernier entre les différentes parties pour la suspension de la grève d’avertissement de 48h. » Dans ce protocole, il précise que les trois premières revendications ci-dessus citées ont été pris en compte. Suite à  cette signature de convention, le Dr Mallé explique que le syndicat a rédigé une déclaration dans le souci d’informer publiquement, tous ses membres. « Après l’enregistrement et la remise des copies aux médias d’Etat, une censure par le département de tutelle s’en est suivie. Nous étions étonnés et en même temps surpris, de ne pas voir notre déclaration passer à  la télévision nationale, » s’offusque le Dr Mallé. Cette censure expliquerait les 48h de grève ayant suivie. Pour ne revenir aux points de revendication le syndicat précise que le 4e point relatif à  l’intégration des enseignants contractuels à  la fonction publique, le dossier est toujours en traitement au niveau du ministère du ministère du travail et de la fonction publique. Application du système LMD Le SYNESUP déplore le fait que le Mali n’est jusqu’à  présent pas adopté et cela de façon unanime, le système LMD (licence, master, doctorat) comme convenu dans les closes de l’union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Rappelons que les pays de l’UEMOA, dans le souci d’harmoniser les diplômes au niveau de l’enseignement supérieur, se sont engagés à  introduire le système LMD ; au plus tard en 2011. Les moyens d’application de ce système auraient été donnés à  chaque Etat membre. Mais, le Mali comme trois des huit pays membres, traine le pas. Hors, le Dr Mallé affirme que la banque africaine de développement (BAD) et l’UEMOA elle-même, donne les moyens techniques et financiers à  tous les Etats afin que la méthode soit effective. Il explique aussi qu’avec ce système, les enseignants auront beaucoup lus de visibilité et monteront dans grade. Tout au long de cette rencontre avec la presse, les syndicalistes ont essayé de montrer leur bonne fois face à  une volonté commune de bonne marche de l’école. Tout en montrant qu’ils sont ouverts au dialogue et que l’Etat devrait en faire autant. La grève continue donc et reste illimitée jusqu’à  ce qu’une solution commune soit trouvée.

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