Société › Éducation

Les raisons de la supression du CEP

Historique de l’institution du premier CEP La réforme de 1962 a institué un enseignement fondamental organisé en deux cycles organiquement liés : 1er cycle et 2ème cycle. Les fins de cycles étaient sanctionnées par des examens. Ainsi, la fin du 1er cycle était sanctionnée par le certificat de fin d’études du premier cycle de l’enseignement fondamental(CFEPCEF). La réforme de 1962 a supprimé le (CFEPCEF). Pour le remplacer par le passage automatique. Il a été réinstitué en 1970 par un décret portant organisation de l’enseignement fondamental, pour des raisons de gestion de flux du 1er cycle vers le second cycle, dans un but sélectif. Après le CEP, l’illettrisme Voila les argumentaires que développe Salikou Sanogo pour la suppression du CEP. Selon le ministre au fil des ans, il a été constaté que les enfants qui terminaient le 1er cycle de l’enseignement fondamental retombaient très vite dans l’illettrisme. Cet enseignement fondamental ne garantissait pas le minimum éducatif que le système se donnait pour objectif. « Pour corriger cet état de fait, les réflexions et les études ont proposé l’institution d’un bloc unique qui a été matérialisé par la loi d’orientation sur l’éducation », a expliqué le ministre. Poursuivant son intervention, il ajoute que les 9 ans ont été repartis en quatre niveaux comme suit: 1ère et 2ème année, phase d’initiation, niveaux 3ème et 4ème : phase d’aptitudes, niveau 5ème et 6ème, la consolidation et niveau 7, 8 ,9ème années,la phase d’orientation. Par ailleurs , le ministre a signalé que l’institution du CFEPCEF n’a pas permis d’améliorer la qualité des produits du premier cycle le résultat ne reflétant par le niveau des élèves. « Si cette suppression est l’une des recommandations du forum, le ministre explique que le forum n’a fait que confirmer la loi d’orientation sur l’éducation du Mali depuis 1999 qui avait prévu l’organisation de l’enseignement fondamental en un bloc unique. Un bloc de 9 ans pour garantir à  tous les enfants maliens un minimum éducatif solide leur permettant de ne plus retourner à  l’illettrisme et de pouvoir poursuivre leur études ou s’insérer dans la vie active. Une autre question était de savoir si les enseignements sont associés à  la prise de décision. M. Sanogo explique tous les acteurs de l’école ont été associés à  travers les concertations avec les différentes partenaires. (Syndicats, enseignants, associations des parents d’élèves etc.) [b Et si cette suppression entrainait la médiocrité ? Le ministre a rassuré : « la suppression ne sera pas un facteur aggravant de la médiocrité et j’appelle les parents à  jouer leur rôle afin de suivre les enfants. Des mesures d’accompagnement seront prises telles que la création des nouvelles académies, les centres d’animation pédagogique seront transformés en inspections comme auparavant et les évaluations internes continueront ». Concernant l’épineuse question de la grève des enseignants, le ministre Salikou Sanogo a réaffirmé le principe fondé du dialogue pour résoudre les problèmes des enseignants. Rappelant à  cet effet que le forum a recommandé l’amélioration de la qualité de vie et de travail des enseignants.

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