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Nord Mali : Le couple d’italiens enfin libre après 4 mois de captivité

Le dimanche 20 décembre 2009, un couple d’italiens en partance pour le Burkina Faso, en passant par la Mauritanie et le Mali, se sont fait kidnapper dans le nord-est de la Mauritanie. Quelques semaines plus tard, la branche maghrébine d’AQMI revendiquera l’attaque après celles du français Pierre Camatte (libéré le 24 février dernier) et des trois humanitaires espagnols (dont une à  été libéré le 10 mars 2010). La fille de l’italien précise que son père connait bien les routes africaines et en particulier ce tronçon qu’il avait l’habitude de parcourir en véhicule. Elle explique que le couple partait au village de la femme Philomène qui est d’origine burkinabé, dans le but de rencontrer la mère et le fils de cette dernière. Le nord du Mali est la zone o๠AQMI amène toujours ses otages après ses forfaits. Et pour cause, l’immensité du désert et son difficile contrôle par les forces de sécurité permet la chose. Les otages en vie après l’ultimatum d’AQMI Deux mois après leur enlèvement, AQMI a lancé un ultimatum d’un mois aux autorités mauritaniennes et italiennes en vue de la libération du couple. Les islamistes demandaient la libération de certains de leurs membres détenus dans les prisons mauritaniennes, en échange de Sergio et Philomène. Cependant, ni l’Italie, ni la Mauritanie ne se sentaient prêts à  céder aux menaces des ravisseurs. Le gouvernement italien a déclaré avant la fin de l’ultimatum, ne pas être en mesure de se plier aux volontés des islamistes à  l’image de la Mauritanie. Le message vidéo de l’italien demandant aux autorités de son pays de faire des concessions afin qu’ils soient libérés sa femme et lui, n’y changera rien. Après l’expiration de l’ultimatum le 1er mars dernier, les otages étaient encore en vie et les négociateurs ont annoncé que leur vie n’est pas en danger malgré une santé fragile. Les otages vont bien Notons que Philomène Kaboré devait être libérée au même moment que l’otage espagnol, mais elle a refusé de partir sans son mari. Elle est donc restée à  ses côtés jusqu’à  leur libération commune dans l’après midi d’hier au nord du Mali. Les autorités maliennes indiquent qu’il n’y a eu aucune rançon versée en échange de ces libérations. Les notabilités locales de la zone auraient joué un grand rôle dans les négociations avec AQMI. Par ailleurs, les islamistes détiennent encore deux humanitaires espagnols kidnappés dans le désert mauritanien depuis le 29 novembre 2009.

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