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Incendie au marché de Gao : D’énormes pertes matérielles

Situé à  1200 km de la capitale Bamako, Gao représente le carrefour du commerce transsaharien au Nord du Mali. Le marché de Gao était réputé être celui o๠l’on retrouve des marchandises de toutes sortes. Les commerçants du Burkina Faso, de la Guinée Conakry, du Sénégal, du Bénin, du Niger, de la Mauritanie, de l’Algérie et même de la Côte d’Ivoire, venaient s’y approvisionner. D’importants dégâts matériels ont été constatés. Mais, il n’y a heureusement aucune perte en vie humaine selon le directeur régional de la police de Gao. Il explique que « la police a immédiatement ouvert une enquête pour déterminer les causes du drame. » Des moyens trop limités pour stopper le feu Gao est une zone assez enclavée parce que très éloignée de la capitale. Même si des efforts de désenclavement ont débuté depuis quelques années, les moyens restent cependant très limités. Les pompiers qui sont intervenus, n’ont pas réussi à  freiner l’incendie qui a ravagé tout le marché jusqu’au petit matin. Toute la ville a été alertée par la catastrophe. Les commerçants qui pour certains y ont passé la nuit, sont restés impuissants face au ravage. l’un d’eux explique que personne n’a pu avoir accès au marché, au risque de se faire carboniser par les flammes qui était assez intenses il faut le dire. Au même moment, la police chassait des pilleurs qui profitaient de l’inattention générale pour voler. Des milliers de marchandises parties en fumées ! Dans ce marché à  caractère sous régional, on pouvait trouver des tissus, des vivres (lait en poudre, pattes, conserves, couscous arabe…), des tapis, des moquettes, des chaussures de fabrication locales (en cuire), des bijoux artisanaux, matériels de bureaux… Les commerçants n’avaient que leurs yeux pour pleurer. Le marché de Gao était très visité par les commerçants du Mali, mais aussi de la sous-région, parce que les marchandises coutaient extrêmement moins chères. Bon nombre de bamakois aussi partaient faire hebdomadairement leurs emplettes à  Goa, commerçants ou non. Des dizaines de milliards de FCFA volatilisés Le marché génère chaque semaine, plus d’une cinquantaine de millions de FCFA, si non plus, selon l’agent Oulack Cissé de la mairie de Goa. Il précise que « la vie coûte chère à  Gao, C’’est ce qui amène de nombreux habitants à  se lancer dans le commerce qui rapporte énormément il faut le reconnaitre. Vous imaginez donc dans quelle situation chaotique cet incendie nous met tous ? Nous n’avons plus de marché, le feu a tout pris, même les feuilles mortes.» Cet accident, s’il s’agit bien d’un accident, n’est pas fait pour arranger la situation dans cette ville du nord du pays qui est souvent sujette à  des menaces de toutes sortes. Mr Cissé estime que la vétusté des lieux y est pour beaucoup dans cette histoire. Ce qui n’est pas du tout faux. Elle ne se limite pas qu’au cas de Gao, mais concerne presque tous les grands marchés africains qui brûlent ainsi permanemment pour manque de suivie logistique. Quelle solution adopter pour la reconstruction d’un marché qui n’est plus qu’une poussière de cendres ? Quel sort sera réservé à  tous ces populations qui n’avaient pour seul revenu, que le commerce ? Voici des questions auxquelles devront répondre les autorités aussi bien locales que nationales. Quel gâchis !

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