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Guinée : L’enquête continue après le massacre du 28 septembre

Des officiers en prison A quelques jours de la présidentielle guinéenne prévue le 27 juin prochain, le gouvernement guinéen s’est livré à  une série d’arrestations à  la fin de la semaine dernière. 10 officiers supérieurs de l’armée et proches du capitaine et ancien président Moussa Dadis Camara ont été incarcérés pendant quelques jours. l’objectif selon le chef d’état-major, le colonel Nouhoum Thiam, C’’est de clarifier des gestions opaques au sein de l’armée. En réalité, ces officiers devaient rendre compte de leurs éventuelles implications dans le massacre du 28 septembre derniers qui a fait plus 150 morts, des centaines de blessés et laissé de profonds traumatismes au sein de la population guinéenne et de la communauté internationale. Les Nations-Unies enquêtent l’organisation des nations-unies a engagé vers la fin de l’année 2009, des enquêtes approfondies pour situer les responsabilités. C’’est d’ailleurs dans cette foulée que le capitaine Dadis Camara a été victime d’un attentat de la part son aide de camp Toumba Diakité. Ce dernier toujours en fuite, a été désigné comme le principal acteur de l’affaire. Selon certaines sources proches du dossier, C’’est Dadis Camara qui aurait donné l’ordre de tirer sur les manifestants. Ainsi, en plus de Toumba Diakité et Claude Pivi, d’autres officiers sont soupçonnés de complicité. C’’est ce qui explique l’arrestation de ces 10 soldats. Néanmoins, après quelques jours, ils ont recouvré la liberté ce lundi. Le colonel Thiam précise cependant que ces arrestations n’ont rien de politique et ce sont encore moins des règlements de compte. Il explique « il faut voir clair dans la manière dont les biens de l’armée sont gérés. » Ces propos nous indiqueraient que l’affaire serait liée à  des histoires de corruption au sein de l’armée guinéenne. On aurait pu croire que ces arrestations s’inscrivent dans le cadre de l’enquête menée par l’ONU mais il n’en est rien. Celle-ci est pour l’instant en stand-by. Entrave à  la dignité humaine Par ailleurs, les organisations de défense des droits de l’homme s’insurgent face à  ces arrestations qu’elles qualifient d’arbitraires. Le secrétaire général de l’organisation nationale de défense des droits de l’homme, Ali Oubari estime qu’il est anormal d’interpeller les gens sans procédure judiciaire. Il ajoute que « ce qui est étonnant, C’’est que ces arrestations sont faites en pleine période de transition et à  quelques semaines du scrutin présidentiel. A notre avis, ce ne sont pas des actions qui vont mener à  un apaisement, à  un déroulement du processus électoral dans un climat apaisé. » Dadis s’exprime En début de semaine, le capitaine Moussa Dadis Camara, après de longs mois de silence dans sa convalescence au Burkina Faso, s’exprimé sur la situation de son pays. Il espère que le prochain présidentiel apportera à  la Guinée et au peuple guinéen, de meilleures conditions de vie, un développement économique, social et politique plus serein. Il faut dire que sa déclaration n’a rien à  avoir avec l’arrestation de la dizaine d’officiers. Bientôt la première élection libre depuis 50 ans Signalons que la première élection présidentielle libre depuis l’indépendance de la Guinée Conakry doit se tenir dans moins de deux semaines. Elle doit mettre fin à  la transition militaire, débuté depuis la mort du général président Lansana Conté fin 2008

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