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Achcar : Après la farine… bromatée, le thé vert

Estimés à  60, sur toute l’entendue du territoire national, les opérateurs de la filières thé n’auront plus le choix : ou ils deviennent des Agents commerciaux d’Emile Achcar, ou ils mettent la clé sous la porte. Tout a débuté le 14 avril dernier, lorsque la direction nationale du commerce et de la concurrence leur annonce, sans sourciller, que l’octroi des licences d’importation de thé est suspendu. Du moins, jusqu’à  nouvel ordre. Colère et indignation dans les rangs des opérateurs de la filière thé. Après avoir bénéficié, des années durant du monopole sur l’importation de la farine, -monopole levé, suite au scandale lié à  l’usage du bromate de potassium dans ce produit – la famille Achcar s’apprête à  s’arroger un autre monopole : celui sur le thé. Pour Hama abba Cissé, vice –président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) et non moins, président des commerçants détaillants, cette décision vient du ministre de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie, Ahmadou Abdoulaye Diarra ; lequel utilise la direction nationale du commerce et de la concurrence comme son bras armé. « s’ils ont pris de l’argent, pour sortir cette décision, ils nous entendrons. Car, nous ne sommes pas prêts à  nous laisser faire » avertit Hama abba Cissé. Le monopole Achcar ? Selon Mme Ben Baba Djamila, présidente de l’association des intervenants dans la filière thé au Mali, cette décision n’a d’autre but que de transformer les opérateurs de la filière thé en Agents commerciaux d’Emile Achcar : « l’Etat veut qu’ils soient les commerciaux d’Emile Achcar. Et que tous les Maliens soient convertis en consommateurs du thé « Baro », le thé d’Emile Achcar », explique t –elle avec une voix nouée par la colère. Pour Jeamille Bittar, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, cette mesure ne passera pas : « On n’est pas d’accord que Emile Achcar ait un monopole sur le thé ». En attendant, les opérateurs de la filière thé fourbissent leurs armes. Afin que cette décision, « inique » et « cynique », soit abrogée par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement.

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