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La femme malienne dans la vie politique : quel bilan 50 ans après ?

Le Mali, à  l’instar des autres pays, s’apprête à  célébrer la journée panafricaine des femmes. Occasion pour les femmes maliennes de ne pas être en reste d’un évènement reconnu pour sa pertinence à  rehausser l’image de la gent féminine. Prévu demain au Centre international de conférence, les festivités marquant l’évènement passeront au peigne fin les difficultés qui jalonnent l’émancipation des femmes. Sous représentativité politique En matière de promotion féminine, faut-il signaler que les femmes sont toujours sous -représentées dans les instances politiques. Leur représentativité au niveau de l’Assemblée nationale est illustration parfaite de cette situation. Les communales du 26 avril 2009 ont certes apporté un changement historique en matière de représentation politique des femmes. Mais des séquelles demeurent encore sur les réalités socioculturelles qui freinent la représentativité des femmes dans la vie électorale. Ce qui constitue un des goulots d’étranglement en matière de promotion féminine. Sous la première législature (1992-1997), la proportion des femmes à  l’Assemblée nationale était de 2, 58% soit trois femmes (victorienne Dackouo, Kane Nana Sanou, et Koundji Nana Guidjilaye) sur un total de 82 députés. La deuxième législature (1997-2002) va battre cependant tous les records de participation féminine : 12, 24 % soit 18 femmes sur un total de 147 députés. Avec seulement 9, 52 % de membres représentés par les femmes soit 14 femmes sur un total de 147 députés, la 4ème législature (2007), le recul en matière de représentation politique des femmes est flagrant. Les communales passées ne font pas exception en la matière. Les femmes constituaient par exemple en 1997, 0, 71 % des maires soit 5 femmes sur un total de 703. Embargo socio culturel Le District de Bamako, malgré tout ce qu’il connaà®t de révolution socio-culturelles enregistre le plus fort taux de femmes élues conseillères communaux, avec 16, 73%. Viennent ensuite les régions de Koulikoro (avec 4, 77% de femmes conseillères municipales) et de Ségou (4, 44% de conseillères communales). Qu’est-ce qui pourrait bien expliquer cette dégringolade liée à  la sous représentativité des femmes dans les postes électifs. Pourtant, la constitution du 25 février 1992 garantit l’égalité des femmes et des hommes. A l’occasion des festivités de la journée panafricaine des femmes, il sera certainement question des problèmes liés à  l’application du Code de la famille. Initialement prévue pour avril dernier, l’adoption du sulfureux Code de la famille a été renvoyé aux calendres grecques. Un nouveau renvoi qui sème une fois encore, la peur chez les femmes de voir leur baroud d’honneur enterré. Embargo politique Pendant très longtemps la gent féminine malienne a subi les affres d’une discrimination politique. Certes, cet état de fait est en partie du aux réalités socio-politiques, mais faut-il signaler les femmes ont toujours clamé leur volonté de s’impliquer dans le processus de développement du pays. En tout état de cause, des mesures radicales s’imposent aujourd’hui au Mali, quant au renforcement du poids de la femme dans la sphère politique. Un combat acharné que ne cesse de mener la kyrielle de mouvements et d’ONG dédiées à  la promotion de la femme.

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