Personnalités › Jeunes talents

Nabou Touré, journaliste à Africable : Une jeune présentatrice du JT qui fait fureur

Venue dans la presse avec à  l’origine, l’ambition de travailler avec son père Almamy Samory Touré promoteur de radio, Nabou, aujourd’hui est connue au Mali et dans la sous-région. Déterminée et volontaire, elle a su s’imposer par son talent et son dynamisme dans un domaine o๠la compétition est de rigueur. D’une beauté angélique, la jeune Nabou a une voix qui colle parfaitement à  sa personne. Née en France, o๠elle a fait la plupart de ses études, Nabou Touré venait chaque année au Mali en vacances et aussi pour voir son père, ses tantes, etc. Elle aimait tellement ça qu’à  l’approche des grandes vacances, elle comptait les jours avant d’atterrir à  l’aéroport de Bamako Sénou. Touré de Kayes, descendante du grand guerrier mandingue, Almamy Samory Touré, Nabou Touré a fait des études en Langues étrangères appliquées (LEA) au Commerce International, en France, avant de décider de venir au Mali appuyer son père qui avait déjà  un réseau de radios de proximité, appelé TDM (Télédiffusion du Mali). C’est ainsi qu’elle a fait du journalisme son métier en décrochant finalement un diplôme de spécialisation dans ce domaine. La Radio toujours Nabou a grandi avec la première station de radio de son père dénommé  » Radio Liberté  » créée en 1991. Elle a co-animé des émissions et prêté sa voix à  des pubs dès l’âge de 6 ans. Elle a appris sur le tas, avant l’obtention d’un diplôme. A l’époque, elle ne pensait pas qu’elle deviendrait présentatrice télé. Avant de devenir journaliste, Nabou a occupé plusieurs emplois qui n’avaient rien à  voir avec la presse. Elle a été agent commercial et a vendu des espaces publicitaires  » j’ai aussi fait dans l’automobile avec les achats de vieux catalyseurs et la vente de savon pour les mains, ultra concentrés !!  » dit-elle en riant. A Africable depuis 2007, la belle Nabou fait plus. En dehors de la présentation du J.T, elle fait des reportages et des magazines. Au début c’était avec  » 7 afrik  » diffusé le dimanche à  20h TU qui retrace les grandes lignes de l’actualité hebdomadaire sur le continent. En plus de cette émission qui l’a propulsée au devant de scène, elle a présenté  » Agora J « , une émission hebdomadaire, dédiée à  une jeunesse désireuse de contribuer au développement de l’Afrique.  » Le cocktail « , débats entre jeunes sur des thèmes de société et reportages mettant la jeunesse en avant-plan, a tout de suite été un succès.  » Et depuis fin 2009, je présente aussi deux fois par semaine Actu +, le journal de 20h « . ajoute t- elle. Toutes choses qui ont fait qu’elle a pu réussir à  s’adapter et atteindre un certain niveau dans ce métier, même si elle estime qu’elle n’est qu’au début de l’aventure. Cependant, des déceptions, elle en a vécues car les difficultés et les mesquineries qu’elle subit l’ont considérablement forgée à  devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Côté presse au Mali, Nabou dira que c’est assez difficile d’être journaliste.  » Pas plus tard que la semaine dernière, j’ai assisté à  une rencontre sur la santé et lors d’une conversation, une dame qui venait d’un pays voisin a mentionné le fait que pour être journaliste au Mali, il fallait vraiment aimer ce métier « . Et c’est vrai, ce n’est nécessairement pas une voie dans laquelle on se lance en espérant devenir riche. Sans compter le fait que c’est souvent difficile d’entretenir une vie sociale car  » lorsqu’on est appelée pour couvrir un événement, on doit être disponible. Peu importe le jour ou l’heure. Les journalistes jouissent de conditions très peu enviables, mais ils s’en sortent quand même « . Sociabilité et respect Par ailleurs, la journaliste, selon notre constat est très sociable. Rien qu’à  entendre ses propos sur la valeur des parents, des amis et de la famille on se rend compte que Nabou a le sens de la solidarité, de l’amitié et de l’entraide. Communicatrice confirmée, elle aime l’échange  » pour moi la communication est primordiale « . Mais, elle déteste la discorde, et tous les comportements négatifs tels que la mauvaise foi et l’hypocrisie,  » je préfère quelqu’un de naturellement austère à  une personne faussement amicale. Mais surtout le manque de respect me répugne, je n’arrive pas à  m’y faire, on peut être en colère et se reprendre, mais quand c’est une habitude chez les gens, là  c’est une question d’éducation et ça on y peut rien  » Nabou est une férue des voyages. Si elle le pouvai,t explique t- elle, elle serait chaque mois dans un nouveau pays car rester trop longtemps dans le même environnement lui donne l’impression d’être emprisonnée.  » Le voyage en effet, permet de voir des choses différentes, côtoyer des personnes diverses et variées et ça colore la vie « . En outre, elle demeure aussi une passionnée de l’Internet et de la lecture, car dit-elle  » on ne se cultive jamais assez « . La belle célibataire, qui sait sans doute cuisiner, ne résiste pas à  un bon plat. Cependant, elle savoure avec délicatesse le Thièb et avec finesse, la cuisine italienne, indienne et chinoise.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut