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Anyama : La cité de la cola en Côte d’Ivoire

Anyama fait partie des 10 communes de la capitale économique ivoirienne Abidjan et regorge plus de 146 000 âmes. La cité est connue depuis des temps immémoriaux, comme étant la base de la production et de la consommation de la cola. Ce produit connu de tous les pays de la sous-région, est majoritairement commercé par les dioulas issus du nord du pays. Une denrée spéciale Le représentant de la communauté malienne d’Anyama, Mr Toumani Keita, âgé de 94 ans, nous explique que la cola est encrée dans les coutumes, mœurs et traditions de toutes les communautés musulmanes. Elle est utilisé lors des cérémonies de baptêmes, de mariages, des cérémonies rituelles… Alors âgé d’une trentaine d’années, Toumani Keita fait ses débuts dans le commerce de la cola en 1945 à  Grand-Bassam. Avant de passer par Adzopé et atterir en fin de compte, à  Anyama. Il représente aujourd’hui le doyen de la filière cola à  Anyama. Cola, source d’intégration sous régionale Le secrétaire général de la filière cola en Côte d’Ivoire, Bréhima Keita explique que les différentes nationalités peuplant Anyama sont toute venues pour la cola. Ils sont originaires du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal, de la Guinée, du Nigéria et de tous les pays de la sous région ouest-africaine. Cette denrée constitue une véritable source d’intégration sous régionale parce qu’elle est permanemment utilisé lors de nombreuses cérémonies. Mr Keita affirme que la cola ivoirienne est la meilleure dans la sous région. C’’est la raison pour laquelle elle constitue un pôle d’attraction. Selon lui, elle résiste mieux aux aléas climatiques. Les tracasseries routières Le commerce de colas représente certains avantages mais néanmoins, les inconvénients ne sont pas négligeables. Mr Koné déplore le fait que certaines fois, « lorsque nous achetons par exemple 20 kg de cola, on trouve que plus de la moitié est pourrie. Cela n’arrange vraiment pas nos affaires et nous fait perdre des millions de francs CFA.» Les commerçants rencontrent de nombreuses difficultés aux niveaux des frontières. Les tracasseries douanières ne devraient pourtant pas poser de problème dans l’espace UEMOA puisque depuis 1999, la cola est considérée comme un produit non agréé, au même titre que les fruits et légumes. Donc, les taxes ne devrait pas y avoir de taxes élevées là -dessus. Or, à  en croire Mr Keita, les forces de sécurité de tous les pays membres de l’union économique et monétaire ouest africaine font payer des taxes excessives aux commerçants. A chaque poste de police, de gendarmerie ou de douane, les transporteurs payent 2500 francs, 10000f, 15000f et plus, en fonction de la quantité de colas. La filière cola de la Côte d’Ivoire est la maison mère de tous les producteurs et transporteurs de colas en Afrique de l’ouest. Elle regroupe sans exception, les 15 pays membres de la CEDEAO avec plus d’une centaine de magasins de stock de colas dans la commune d’Anyama. Les commerçants s’y approvisionnent afin de les exporter principalement vers le Mali, la Guinée Conakry, le Sénégal et le Burkina Faso. C’’est un produit frais qui se croque surtout par les vieux et lors des différentes cérémonies de réjouissances. Elle rapporte chaque année, plus d’un milliards de FCFA.

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