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2è tour de la présidentielle guinéenne : le Libéria et la Sierra Léone impliqués

Un retard de date qui inquiète les voisins Ces derniers temps, la Guinée Conakry est observée par ses voisins et frères africains. Le sujet principal étant la tenue du second tour de l’élection présidentielle qui tarde à  venir après le premier datant du 27 juin dernier. Ce second tour devait se tenir au plus tard le 1er août dernier. Mais, face aux difficultés rencontrées par la commission électorale nationale indépendante et les acteurs politiques du pays, la date a finalement été fixée au 19 septembre prochain. Plusieurs personnalités africaines ont effectué des visites à  Conakry il y a quelques semaines. Il s’agit notamment de Amadou Toumani Touré du Mali, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Abdoulaye Wade du Sénégal et Jean Ping de la commission africaine. Ces visites sont suivies de celles de Ernest Bai Koroma de Sierra Léone et Helen Johnson Sirleaf. Ces deux présidents sont particulièrement concernés de près par la situation politique guinéenne parce qu’étant les premiers à  ressentir la crise. Cette situation n’est donc pas pour les rassurer après de récentes guerres civiles. Rencontre avec les acteurs politiques Arrivés à  Conakry ce mardi, les deux chefs d’Etats ont rencontré les acteurs politiques du pays. l’objectif est d’atttirer l’attention des uns et des autres, sur le maintien d’une situation politique stable qui garantirait une situation économique et sociale stable. Avec le début du mois de ramadan, les choses sont assez calmes dans le pays. Les deux camps de Cellou Dallein Diallo et d’Alpha Condé jouent à  la guerre psychologique afin de mobiliser le plus d’électeurs pour le second tour. La lutte est rude entre les deux camps puisque C’’est maintenant que tout se joue pour conquérir les derniers indécis. La CENI il faut le dire, est assez divisée entre les partisans des deux candidats or, elle est censée rester neutre. Du côté de Cellou Dallein Diallo, on estime qu’il ne faut pas toucher aux prérogatives de la CENI et la laisser organiser tout à  sa manière. Contrairement à  Alpha Condé qui juge pour sa part, nécessaire d’impliquer le ministère de l’administration territoriale dans le comité d’organisation des élections. Il faut avouer que la CENI manque de moyens logistiques pour organiser le 2è scrutin. Elle n’a pas bénéficié de financements du gouvernement qui a refusé de débourser des sous. Il parait donc essentiel pour elle, de joindre le ministère à  ses activités afin que le scrutin se déroule dans les meilleurs conditions possibles.

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