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L’édito du lundi : Et vous, comment vivrez-vous votre cinquantenaire ?

Ca y est, nous y sommes presque ! A quelques jours du 22 Septembre, Bamako est déjà  en effervescence pour le cinquantenaire du Mali et se pare de ses plus beaux atours, et oui, on a vu les fêtes d’Abidjan, de Libreville ou encore de Dakar mais Bamako nous réservera t-il de belles surprises, outres les habituels défilés militaires et cérémonies protocolaires que nous affectionnons tellement en Afrique. Comment va t-on se démarquer des chefs d’états figés comme des statues grecques devant une foule en liesse ou ceux qui paradent l’air éternels devant la gloire sur un char militaire, vous voyez de qui je veux parler, enfin bref, l’on peut espérer quelque chose de plus typique et traditionnel, de plus malien qu’un cocktail guindé à  l’Elysée. N’est-ce pas ce qui fait la fierté du Mali, l’histoire, le passé glorieux… Oui on se surprendra à  imaginer une grande liesse collective, un carnaval de basins et de couleurs, typiquement malien, de belles dames vaporeuses et un faste digne des cours dorées de l’empereur Kankou Moussa ou l’esprit chevaleresque d’un conseil du Mandé dirigé par l’indémodable Soundjata Keita, fils de la laide Sogolon. L’histoire du Mali est telle qu’il ne faudra pas un grand effort d’imagination pour restituer costumes et faits de guerres, épopées mandingues et batailles pour la liberté dans les vastes plaines de Bandiagara, de Bougouni ou à  Nianankoulou ou disparut l’effrayant roi sorcier du Sosso… Cela commence donc à  Sabouciré. Une bataille historique s’y est enflammée entres colons et autochtones en 1878, un bras de fer féroce pour sauver la souveraineté. Eh oui si vous avez la chance de faire partie de la délégation du 1er Septembre, vous ferez en compagnie du chef de l’état, un joli saut dans les siècles et assisterez à  l’émergence d’une nation, d’un peuple fier de ses valeurs et porté par le sceau des ancêtres, les Tatas de Sikasso, de Sabouciré témoigneront. Puis, flambeaux et bals s’animeront autour du défilé militaire du 22 Septembre à  Bamako, les femmes danseront, les hommes monteront des chevaux ailés, les enfants planteront des arbres, feront des jeux aquatiques et quizz sur l’histoire. La fête promet aussi sur la colline de Koulouba, l’immense Garden Party réunira les grands de ce pays et les journaleux bien sur pour restituer tout cela. Sans oublier l’esprit civique des citoyens qui prendront une grande part à  ces célébrations, alors si vous nous disiez ce que vous avez prévu pour ce mois du cinquantenaire, comment allez-vous participer à  la liesse ou préférerez vous suivre tout cela de votre canapé confortablement devant la chaà®ne nationale ? La leçon des jeunes Le cinquantenaire reste votre fête que vous soyez au Mali ou ailleurs. Ne laissez pas les autres la vivre à  votre place et appropriez-vous là  pour en faire un succès digne d’un Mali qui avance, un Mali ou les jeunes veulent prendre leur place, car si le passé glorieux compte, l’avenir est aussi porteur d’espoir. Que les Aà®nés prennent de la graine de jouvence et s’effaçent dignement devant les talents naissants, car ce qu’entrevoit le jeune debout, le vieillard assis a bien du mal à  l’accepter pour en faire une réalité concrète. Bon mois du Cinquantenaire à  tous ! Vos contributions sont vivement attendues sur Journaldumali.com

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