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Guinée : Violences à la veille du 2ème tour de la présidentielle : le scrutin menacé

Malgré le protocole d’accord, pour une «Â campagne apaisée », signé par les deux candidats à  Ouagadougou sous les auspices du président Blaise Compaoré, la violence a repris ce week-end à  Conakry. Causant une cinquantaine de blessés, des morts et d’importants dégâts matériels. Prévu pour dimanche prochain, le scrutin aura-t-il lieu ?. En tout cas, rien n’est moins sûr au vu des violences qui se sont déroulées ce week-end à  Conakry. En effet, le site d’information Guinée conakry raconte : « des vandales armés de machettes, des loubards munis de fusils et des jeunes aux lance-pierres, se sont attaqués aux résidences, aux voitures, aux boutiques et enfin aux personnes, dans une furie vengeresse, au nom de l’UFDG ou du RPG (les partis des deux candidats). Ainsi donc, samedi et dimanche ont été des jours de violence gratuite entre militants déchainés pour des règlements de comptes sanglants. Selon nos informations, le bilan officiel des manifestations est lourd : au moins 6 morts, une cinquantaine de blessés et d’importants dégâts matériels. Au lendemain des violences qui ont fait près d’une vingtaine de blessés, la banlieue de Conakry (Guinée) a été , ce dimanche, le théâtre de nouveaux heurts entre les partisans des deux candidats au second tour de la présidentielle du 19 septembre prochain, rapporte la presse internationale. Tensions d’entre deux tours Ces violences sont apparues dans la banlieue de Hamdallaye qui abrite les sièges de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), partis politiques des deux prétendants à  la magistrature suprême, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé. Selon l’Agence France Presse (AFP) , des dizaines de militants se sont affrontés par jets de pierres interposées. Des automobiles circulant dans le quartier ont également été touchées par les projectiles.Déjà , la veille, près d’une vingtaine de personnes avaient été blessées, à  Hamdallaye, dont six dans un état grave, si l’on en croit le RPG. Du reste, cette formation politique, par le biais de son porte-parole, Martine Condé, a indexé les militants de l’UFDG d’être responsables des violences et des attaques contre le domicile du candidat Alpha Condé. C’’est donc à  juste raison le gouvernement de transition a décidé hier de suspendre temporairement la campagne électorale. Les deux candidats, Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo doivent se rencontrer ce lundi. Mais les médias guinéens affichent leur inquiétude, à  l’instar d’ « Aminata », autre site d’information guinéen. « La Guinée en danger, s’exclame-t-il. Il faut partir du principe que la tenue du second tour le 19 septembre est un constat d’échec. Tous les indicateurs prouvent que cette date n’est ni réaliste ni réalisable. Sauf si l’objectif recherché est de se diriger droit vers l’hécatombe », prévient « Aminata ». Au C’œur du conflit : la Céni, la Commission électorale nationale indépendante, dont le président vient d’être condamné à  de la prison ferme pour fraude électorale lors du premier tour le 27 juin dernier. Et dont la présidente intérimaire est contestée par le camp d’Alpha Condé, car jugée trop proche de l’autre camp. Résultat, remarque Aminata : « dans les Etats-majors des deux partis du second tour, on est convaincus que l’adversaire, ce n’est pas l’autre camp, mais la Céni. (…) Et dans l’un ou l’autre cas, il y a des risques que les résultats ne soient pas acceptés, et que la situation vire à  l’affrontement. » Le silence « coupable » du général Sékouba Konaté Qu’attend-il, donc, le général Konaté, pour mettre les points sur les i. Son silence, ces jours-ci, ne frise-t-il pas une attitude démissionnaire ?. «Â Le Président de la Transition doit veiller à  l’après élection. Il doit savoir qu’il sera comptable devant les hommes et devant l’histoire si cette transition échouait, et le pays est à  deux doigts de l’écheC’ », indique un observateur de la scène politique internationale. La Céni et le ministère de l’Administration territoriale devaient se réunir lundi pour finaliser l’organisation de ce second tour entre l’ex-Premier ministre Diallo (43,69% au 1er tour) et l’opposant historique Condé (18,25%).

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