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 » Un Homme, une vision » : Un documentaire sur Gbagbo en tournée au Mali

Le parcours d’un homme A voir l’affiche du film, «Â Un homme, une vision, on s’attend bien à  voir le parcours d’un véritable animal politique en la personne de Laurent Gbagbo, président de la république de Côte d’Ivoire depuis 2000 et patron du FPI, le parti qui l’a porté au pouvoir. Et d’emblée, le ton est donné, en effet, Gbagbo lui-même et ses proches ( la sœur Jeannette Koudou, Simone Gbagbo, sa femme et même Michel le fils aà®né), parmi une pléiade d’hommes politiques témoignent à  chaque instant du parcours de cet homme, militant actif depuis la jeunesse et le tout commenté par la voix du comédien Ivoirien, Ahmed Souané, ( Dr Boris ). Des années estudiantines, de militantisme sous le règne de Félix Houphouet-Boigny, dont il contesta la politique du parti unique, aux premières heures de la prise du pouvoir en 2000 jusqu’ au coup d’état, qui plongea la Côte d’Ivoire dans le chaos, le film d’une durée d’1h 40 tente de décrypter la vision d’un homme, habité par l’idéal du pouvoir, un élan panafricaniste qui le poussa à  briguer la magistrature suprême. Produit par Abderahmane Ndiaye, mauritanien, le film s‘inscrit dans un contexte particulier : «Â  Au moment o๠la Côte d’Ivoire et des pays africains s‘apprêtent à  fêter leur cinquantième anniversaire, le film retrace le parcours exceptionnel d’un homme«Â , un élu légitime, selon certains intervenants et qui se maintient au pouvoir depuis dix ans maintenant. Et qui à  l’approche des élections du 31 octobre, pose son bilan personnel. Serait-ce les prémisses d’une fin de règne agitée ou plutôt un ultime acte de campagne. Car on ressort séduit par la personnalité charismatique de Gbagbo, son franc parler, sa proximité avec le peuple jadis, car les choses ont bien changé. s’il prône le développement, il n’en reste pas moins que l’économie de la Côte d’Ivoire ne profite qu’aux nantis, derrières les idéaux socialistes du FPI. Gbagbo le choc des idées Si les divers intervenants ( Henri Emmanuelli, député français, Ousmane Tanor Dieng, homme politique sénégalais, Charles Blé Goudé, militant patriote, Pascal Affi Nguessan, ancien premier ministre ou encore Simone Gbagbo,) parmi tant d’autres se veulent laudateurs et séducteurs sur la personnalité de l’homme, reste le silence sur les opposants de toujours que sont Alassane Dramane Ouattara ou Henri Konan Bédié : « Le film aurait gagné à  entendre ces voix là , même s’il retrace bien la lutte anti colonialiste, mais le FPI, pourra-t-il être rassembleur dans le contexte actuel ?», s’interroge le réalisateur Malien Cheikh Oumar Sissoko, présent à  la projection. Enfin, ce dernier déplore le manque sur la situation des ressortissants africains non ivoiriens qui ont subi la guerre.Et puis, il y a les images d’archives, bien distillées dans le documentaire, certes un peu long, le choc des tirs de l‘armée française, le pilonnage des bases aériennes et les morts de la guerre civile que déplore le président, antihéros, des français. Pour la réalisatrice, « ce film est un témoignage majeur pour l’histoire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Car Gbagbo est a selon Hanny Tchelley, une vision particulière du panafricanisme et aura marqué son époque ». Mais pourquoi ce documentaire maintenant ? A quelques semaines de l’élection du 31 Octobre ?

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