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Reconstitution du Fonds Mondial : ATT plaide en faveur des pays africains

Urgence! C’est le maà®tre mot du discours d’ ATT devant les bailleurs du Fonds Mondial. Cela pour sauver des milliers de vies touchées par le VIH SIDA, la tuberculose et le paludisme. La mission était délicate pour l’hôte de Koulouba, mais son aura d’homme sage ne lui confère t-elle pas un certain crédit auprès de l’opinion internationale ? Pour cela, ATT a du s’expliquer sur la mauvaise gestion de ces fonds alloués au Mali, à  coups de milliards de dollars par rounds, par les gros donateurs. Suite au scandale du détournement au ministère de la Santé, ces mêmes donateurs, avaient baissé et gelé certains fonds. Or les acquis obtenus dans la lutte contre les 3 pandémies, engagent des financements constants et ne sauraient geler la recherche ou les efforts déjà  déployés ou compromettre les avancées réalisés pour les malades du Sida. La solidarité, voilà  ce qui doit guider les bailleurs, a souligné le président malien, face à  une pandémie dont l’Afrique est la première victime à  l’échelle planétaire, mais surtout, si au Nord, les malades sont pris en charge, la cause n’est pas acquise partout sur le continent. L’on sait par exemple les ravages que cause le Sida en Afrique du Sud, l’un des états les plus modernes du continent. Alors, pourquoi priver tous ces malades du sud, des dons du Nord ? Valoriser les acquis Alors ATT a rappelé les progrès obtenus dans la lutte contre le VIH SIDA aux bailleurs : Augmentation du nombre des centres de dépistage en seulement 5 ans au Mali. Les sites de traitements du VIH Sida sont passés de 6 à  67, montrant le fort degré de sensibilité à  la maladie. De même pour la transmission de la mère à  l’enfant, les structures ont augmenté pour la prévention. Surtout, on avance le chiffre croissant des patients sous anti-rétroviraux, d’environ 3000 il y a 5 ans, à  plus de 30 000 cas. Aussi, il est important de reconstituer ces fonds, jugés insuffisants d’ailleurs, puisque selon le président, 70% des financements attendus sont destinés au continent africain, vaste et sévèrement touché par le VIH Sida. Cela relève aussi de l’urgence d’atteindre les OMD(objectifs du millénaire pour le développement d’ici 2015, date butoire. A son tour, Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations-Unies, a rappelé l’urgence d’un leadership Africain, en matière de lutte contre le VIh Sida, un leadership qu’ATT a bien voulu incarner à  New York au nom de ses pairs africains. Mais beaucoup reste à  faire ! LES DONATEURS s’ENGAGENT à€ VERSER 11,7 MILLIARDS DE DOLLARS AU FONDS MONDIAL POUR LES TROIS PROCHAINES ANNà‰ES Réunis à  New York, les donateurs ont aujourd’hui pris un engagement financier à  hauteur de 11,7 milliards de dollars US en faveur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour la période allant de 2011 à  2013. Ces moyens lui permettront d’appuyer davantage les efforts consentis par les pays pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement liés à  la santé. Les contributions qui viennent d’être annoncées constituent la promesse financière la plus importante jamais faite pour la lutte menée collectivement contre ces trois pandémies à  l’échelle internationale. Les chiffres avancés sont à  mettre au regard des 9,7 milliards de dollars US que le Fonds mondial avait obtenus en septembre 2007 à  Berlin pour la période allant de 2008 à  2010. « à€ l’heure o๠les gouvernements sont si nombreux à  revoir leurs dépenses à  la baisse, ces engagements envoient un message fort en montrant à  quel point les dirigeants de la planète veulent véritablement agir dans le bon sens, même au-delà  de leurs frontières. Les résultats obtenus prouvent qu’ils comprennent l’importance de la santé pour tous », a déclaré Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, qui préside la reconstitution des ressources du Fonds mondial pour la période allant de 2011 à  2013. « Il est probable, cependant, que les demandes de financement dépassent jusqu’aux engagements impressionnants pris aujourd’hui. Cela voudrait dire que nous devons continuer à  mobiliser des ressources supplémentaires et à  chercher des sources novatrices de financement. Nous avons besoin d’accroà®tre les contributions du secteur privé et nous devons faire venir de nouveaux bailleurs de fonds autour de la table. Notre travail va bien au-delà  de la reconstitution des ressources d’un fonds. Il consiste à  rendre espoir et dignité à  des vies humaines. » Source : Fonds Mondial

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