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Sécurité au Sahara : L’union fait la force

Le Mali, le Niger, la Mauritanie et l’Algérie restent impuissants face aux menaces terroristes dont ils font continuellement l’objet. Depuis deux ans, des occidentaux sont sujets à  des enlèvements revendiqués par l’organisation islamiste Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI). Les otages quelque soit leur lieu d’enlèvement, sont toujours amenés au nord du Mali, parce que n’étant pas sous le contrôle de l’Etat. La raison de ce désintérêt de l’Etat malien réside dans les accords d’Alger signés en 2006. Un accord ayant mis fin à  la rebellion armée entre Touaregs et armée loyaliste. Ils ont convenu que la gestion du nord du Mali qui est le fief des touaregs, reviendra à  ceux-ci. Ainsi, l’Etat commencera à  se retirer petit à  petit de la zone. Un retrait qui entrainera l’implantation de certains réseaux terroristes dont AQMI, l’implantation du commerce de la drogue, des personnes et autres marchandages illicites. Le désert malien deviendra alors le champ de prédilection des bandes armées. Début des enlèvements En 2008, le Mali connait son premier kidnapping. Des touristes européens sont enlevés cette année là  par l’organisation islamiste. A la suite de cela, plusieurs autres enlèvements de touristes, humanitaires, hommes d’affaires… étrangers pour la plupart (européens en particulier) se multiplient. Ils deviennent ainsi les cibles potentielles des islamistes. Et depuis quelques mois, le Mali est devenu un sens interdit pour les français en particulier et les ressortissants de l’union européenne en général. Cette décision fait suite à  la menace proférée par AQMI, de s’attaquer à  tous les ressortissants français de la zone à  cause du raid franco-mauritanien visant à  libérer le défunt Michel Germaneau. AQMI y perdra sept de ses hommes sur le terrain. L’Union fait la force Le 16 septembre dernier, cinq employés français et deux africains du géant nucléaire français Areva ont été enlevés à  Arlit (Niger), le site concentrant la majorité des interventions d’Areva. Ils seraient présentement au nord Mali. A ce que l’on sache, les négociations n’ont pas encore commencé. Cela dit, C’’est fort probable qu’elles aient débuté avec l’implication personnelle de l’Etat français. Le meilleur moyen pour lutter contre AQMI reste incontestablement, l’union entre les pays du Sahara. Il faudrait que les forces de sécurité des différents Etats unissent leur forces pour lutter efficacement contre Al Qaeda. Pour l’instant, les pays peinent à  se comprendre sur les techniques de défense et de lutte contre AQMI. Par ailleurs, il est probable que l’ancien ministre malien de la défense Soumeylou Boubèye Maiga, fin connaisseur du sahel, soit bientôt en charge du dossier. Une réunion doit se tenir à  Bamako à  la mi-octobre.

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