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Le Forum des Editeurs africains(TAEF) à Bamako, le maintien de la paix au menu

Bamako, capitale de la presse africaine « Les Médias et le défi de la paix en Afrique », C’’est le thème de la rencontre de 2 jours qui réunit depuis ce matin près de 200 responsables de médias venus de tout le continent et d’ailleurs. Il s’agit de la 3ème réunion biannuelle du « The African Editor’s Forum » (TAEF), en français Forum des Editeurs Africains, qui regroupe des éditeurs de presse, directeurs de publications et formateurs dans le domaine de la presse en Afrique. Le choix du thème de la rencontre de Bamako n’est pas fortuit. Selon Mathatha Tsedu, président en exercice du TAEF, « l’Afrique doit désormais avoir une autre image que celle des conflits et des enfants aux ventres ballonnés dans les camps de réfugiés ». Il s’agit pour les éditeurs de presse de se faire les relais de cette image positive du continent et de faire en sorte, à  travers leurs publications, que les africains cultivent un idéal de paix. l’Union africaine (UA) a déclaré 2010, année de la paix et de la sécurité en Afrique. Les responsables du TAEF ont donc voulu mettre à  profit cette conjoncture politique présentée comme favorable au débat pour évoquer le rôle des médias dans l’établissement et le maintien de la paix et voir comment l’absence de paix impacte le fonctionnement des médias. Les participants auront au cours des deux jours de travaux à  plancher sur les questions comme la sécurité des journalistes en temps de paix comme en temps de guerre ; la sécurité alimentaire en Afrique, entre autres. Le Président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré a, dans son discours d’ouverture, salué le rôle de la presse dans le développement et la sécurité sur le continent. ATT a tenu à  rappeler sa longue expérience de médiateur de la paix et comment selon lui, les médias ont contribué dans la résolution ou l’aggravation des conflits .Il a ainsi cité l’exemple de l’Allemagne nazie o๠la propagande par voie de presse avait permis au régime d’Hitler d’asseoir son hégémonie. Toujours pour illustrer son propos, le chef de l’Etat a parlé du cas malien. En 2006, « la mutinerie » au nord du pays avait failli dégénérer en guerre et la presse, selon lui, n’avait pas à  l’époque pleinement joué son rôle d’explication et de conciliation. Il a également profit de l’occasion pour instruire les invités du Mali sur le consensus politique « à  la malienne », nouveau modèle de gouvernance initié par lui car « seul, on peut pas gérer un pays. Les puissances démocratiques l’ont compris et aujourd’hui bon nombre d’entre elles suivent notre exemple avec des coalitions pour diriger, ce qui était inimaginable, il n’y a pas si longtemps ». Des personnalités récompensées Le Forum qui est actuellement présidé par Mathatha Tsedu (Afrique du Sud) et Cheriff Sy (Burkina Faso) compte bien saisir l’opportunité offerte par ce rendez-vous, qui focalisera l’attention de tout le continent, pour dresser un état de la presse africaine. Il sera également question d’honorer les dirigeants du continent qui ont contribué à  améliorer le fonctionnement des médias, à  l’instar de Nelson Mandela, Alpha Konaré, Thabo Mbeki, John Kufuor et Ellen Johnson Sirleaf. Tous les cinq ont été déclarés «Amis de la Presse en Afrique». Un hommage sera aussi rendu à  des confrères assassinés dans l’exercice de leur fonction, tels Jean-Léonard Rugambage du Rwanda et Norbert Zongo du Burkina Faso, Pius Njaweh du Cameroun, Deidra Haidara et Chief Manneh de la Gambie. Un diner de gala est prévu ce soir pour remettre ces différentes distinctions aux représentants et aux familles qui ont fait le déplacement de Bamako. La conférence se terminera par une visite à  Tombouctou, un site d’héritage mondial o๠des manuscrits antérieurs à  la colonisation sont restaurés et gardés au Centre Ahmed Baba, Institut de hautes études et de recherche islamique.

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