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Réunion du G8 / ATT :  » Le Tout sécuritaire ne peut pas tout résoudre ! « 

« Nous sommes obligés de nous unir tous contre le terrorisme », a déclaré le président malien Amadou Toumani Touré ce jeudi en rencontrant les participants à  la réunion des experts du G8 qui se tient actuellement à  Bamako. Une première pour celui qui a toujours prêché la coopération sous-régionale pour combattre le terrorisme. « Mais le tout-sécuritaire ne peut résoudre seul la question », a-t-il réaffirmé, insistant sur le nécessaire développement du Sahel. Le développement, c’est l’argument désormais prôné par ATT, notamment pour le Nord du Mali, cette région septentrionale, laissée à  elle même et surtout théâtre des enlèvements de touristes Blancs, de traffics de drogue et réglements de compte en tous genre. Comment faire régner l’ordre dans une région o๠les rebelles touaregs, ont longtemps, eu le contrôle et o๠le désert est le premier ennemi de l’homme. La force d’Al Qaeda réside en cela, un jeu de pistes et d’embuscades auxquel l’armée malienne est régulièrement confrontée et o๠les touristes se perdent irrémédiablement. Mais par ailleurs, le voisin algérien boude la réunion, lui acteur majeur de la crise, et la Mauritanie multiplie les opérations militaires sur le sol malien, tandis que la France oscille entre négotiations et raids rapides, ce qui dénote d’un manque de cohésion entre les états concernés par la lutte anti-terroriste.  » Mais, affirment, certaines sources diplomatique, la réunion a pour premier objectif « de faire progresser une prise de conscience » sur l’obligation de renforcer la lutte contre le terrorisme. L’on se doit donc de discuter, de se mettre d’accord, de sensibiliser sur le phénomène « terrorisme ». Tout serait affaire de négotiations…Et pourtant, il n’y a pas 36000 solutions. Pendant ce temps, Aqmi opère, vient d’enlever 7 ressortissants, dont 5 travailleurs du groupe Areva au Nord du niger, pour les acheminer au Mali, avec quelles complicités…locales ? La question reste épineuse, et autant chercher une aiguille dans une botte de foin, note un confrère. Quelles avancées après la réunion du G8 ? La coopération sous-régionale s’installe, note un diplomate à  la réunion. Voilà  donc l’objectif visé par les experts réunion du Groupe d’action contre le terrorisme (GACT) du G8 (Etats-Unis, Russie, Japon, Canada, France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne). Et les quelques leaders africains qui veulent bien s’asseoir à  cette table. Un huit clos serré o๠les positions se discutent entre le Niger, le Burkina Faso qui défend la thèse d’un renforcement de la sécurité au Sahel ou encore la Mauritanie, qui plaide pour l’offensive musclée. Alors que la prévention des rapts d’otages n’a pas encore trouvé de solutions. Mais pour ATT, cette rencontre reste tout de même une petite ouverture. Et si l’Algérie, absente à  la réunion, défend la thèse d’une affaire exclusivement sous régionale, les intérêts occidentaux priment dans une affaire qui frappe aujourd’hui des employés du géant pétrolier AREVA. Alors comment éviter l’ingérence ? Encore une fois, le déficit de coopération sous régionale, se transforme, en bataille d’idées, de stratégies, entre voisins touchés par un même mal. Quelle sera la prochaine étape ? Pour faire reculer les « méchants » ravisseurs d’AQMI ?

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