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Otages au Sahel : Inquiétudes sur leur sort

Dernières nouvelles « Ce qu’on peut savoir c’est qu’ils sont en bonne santé », a annoncé le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, depuis la Suisse, o๠il participe au sommet de la Francophonie. Il était interrogé par la chaà®ne de télévision TV5Monde au sujet de nouvelles éventuelles des otages et de leurs ravisseurs. Depuis, le quai d’orsay déplore un manque de contact avec les ravisseurs, ce qui crée l’inquiétude. C’est le 21 septembre dernier qu’Aqmi a revendiqué l’enlèvement (nord du Niger) de cinq Français, d’un Togolais et d’un Malgache, pour la plupart des collaborateurs du groupe nucléaire Areva. Ensuite, une information a circulé sur le fait que les ravisseurs auraient demandé 1 millions d’euros par otage ? Ce que dément l’Elysée. Et la France aurait t-elle répondu favorablement à  cette demande, après la méthode musclée, qu’elle privilégiait jusque là  ? Questionné sur les contacts avec les ravisseurs, M. Kouchner a indiqué: « tout notre dispositif est prêt, nous sommes à  l’écoute, mais pour le moment on ne peut pas dire qu’il y ait de contacts ». rapporte l’AFP. Et pourtant, les autorités françaises ont fait savoir qu’elles étaient prête à  négocier avec Aqmi pour obtenir la libération de ces otages. Mode opératoire habituel AQMI opère toujours de la même manière. Elle kidnappe dans une zone et ramène ses victimes dans le vaste désert malien. Les rapts se font généralement en Mauritanie et au Niger et les cibles potentielles sont la plupart du temps, des occidentaux. Parfois, AQMI rachète les otages aux mains de petits groupes armés (touaregs, arabes…). C’’est un commerce juteux qui leur permet de se renforcer au fur et à  mesure et chacun y gagne. Les rançons qui ne sont bien évidemment pas de petites sommes, permettent aux islamistes de s’armer lourdement et garnir leur stock à  chaque opération. C’’est probablement ce qui incite les voisins algériens à  décrier le dialogue avec « ces terroristes » et prioriser la manière forte, notamment les interventions armées. C’’est justement sur ce point que l’Algérie et le Mali n’arrivent pas s’accorder. l’on sait que le président malien a toujours prôné le dialogue au lieu de la lutte armée. En témoigne la récente rébellion de 2008 au nord du Mali avec le chef rebelle touareg Mohamed Ag Bahanga. La méthode, si elle a donné des résultats conséquents ayant aboutis à  la baisse de tension au nord Mali, a eu cependant des effets désastreux. La solution la plus durable et la plus efficace reste l’union des pays ayant le désert du Sahara en partage : Mauritanie, Algérie, Niger et Mali. Aucun de ces pays à  lui seul, ne pourra arrêter les actions des islamistes armées. C’’est justement dans le but d’harmoniser leurs forces qu’une rencontre s’est tenue il y a quelques jours à  Bamako avec les experts du G8. L’aide du Mali Selon des sources maliennes et françaises, les otages sont détenus dans des collines désertiques du Timétrine, dans le nord-est du Mali, à  une centaine de kilomètres de l’Algérie, indique l’AFP encore. Oui, le Mali reste la zone de détention par excellence des otages d’Aqmi, qui n’en est pas à  sa première prise d’otages. Le président malien avait appelé à  la clémence des ravisseurs récemment, sur une chaà®ne de télévision étrangère suite à  l’état de santé dégradé de l’un des otages. Son message a t-il été entendu par les ravisseurs ? Pour la France, l’équation est plus dure : garder le cap sur les négotiations qui tardent à  se faire ou envisager une riposte armée, une solution qui s’était révélée inefficace en entraà®nant la mort de l’otage Michel Germaneau. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’AQMI aime à  fixe les règles du jeu, se dévoiler ou brouiller les pistes dans ce jeu de kidnapping. En gardant le silence, l’organisation terroriste au Maghreb islamique veut montrer qu’elle mène le jeu. Reste à  prier pour la vie et le sort des otages.

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