Culture › Arts Plastiques

Ciseaux d’or 2010 : la maison « Haute Couture » décroche le 1er prix

Les ciseaux d’or intitulés Sanga (succès en bambara), est une initiative de l’agence de communication Harley Consulting en collaboration avec le centre national de promotion de l’artisanat (CNPA). Ce concours consiste à  mettre compétition, les meilleurs stylistes du pays à  travers de grands défilés de mode. Le représentant de l’agence, Jonathan Ouattara explique que les objectifs visés par cet évènement sont multiples et variés. Il vise notamment la valorisation du textile traditionnel et moderne maliens, la promotion de la mode traditionnelle malienne, puis la mise en exergue de jeunes talents. 10 finalistes pour décembre Le 13 octobre dernier s’est tenu la phase de présélection d’une vingtaine d’ateliers de coutures au palais de la culture Amadou Hampaté Bah de Bamako. A l’issue d’un important défilé de mode, les 10 meilleurs ont été choisis pour se disputer le premier prix devant se tenir en décembre. Les résultats de la première phase du concours n’ont cependant été donnés que le week-end dernier à  la tissuthèque du CNPA. C’’était en présence de professionnels de l’artisanat, de la couture et de la culture malienne dans toute sa diversité. La présidente du jury et non moins styliste de renommée dans le pays, Mme Goundian Hawa estime important d’encourager les jeunes tailleurs à  travailler comme il faut. « Ils font de beaux modèles mais, le principal problème qui se pose à  eux, C’’est la finition des habits. Hors celle-ci compte énormément en matière de couture. C’’est elle qui crée la différence entre les tailleurs. » La styliste indique par ailleurs que « ce concours permet de promouvoir le stylisme malien sur le plan international, de valorisation des modèles traditionnels maliens à  travers le monde entier et cela est une fierté pour le Mali.» Promouvoir les jeunes talents C’’est le jeune atelier de couture ‘haute couture’ qui a décroché le premier prix des présélections. Il a brillé parmi la vingtaine de participants en lice. Il s’agit entre autres de : Haute couture (1er), Tassou couture (2e), Saramaya couture (3e), Dor couture, Tito création, Tara création, Pagou couture, Kouma couture, Bébé fashion, Assan style… Avec sa première place, haute couture devra user de beaucoup plus de créativité afin de ne pas se laisser chopper sa place car il faut le dire, la compétition est rude avec des modèle aussi magnifiques les uns que les autres. Le ministre de l’artisanat et du tourisme, Mr N’Diaye Bah déplore le fait que le Mali soit l’un des premiers producteurs de coton sur le continent et ne transforme même pas 1% de sa production. Cela dit, il indique : « je me réjouis que ce soit des jeunes de notre pays qui se lancent dans cette bataille de promotion du textile malien. » Il explique que si cette initiative se pérennise, le Mali pourra exporter ses produits partout dans le monde et sera facteur de créations d’emplois aussi bien directs qu’indirects. Le directeur du CNPA, Mr Samba Thiam explique que l’initiative ‘les Ciseaux d’or Sanga’ est venue de jeunes du pays voulant mettre la communication au service de la promotion artisanale. « Vous savez, le secteur de l’artisanat n’a pas toujours été visible comme il le faut vraiment. Pour le rendre beaucoup plus visible donc, nous avons pensé à  rencontrer des agences de communications et le résultat est assez prometteur. » Le responsable de la tissuthèque du centre de l’artisanat Zoumana Fané explique pour sa part que l’objectif principal de ces ciseaux d’or, «C’’est de pousser les gens à  travailler avec le support coton malien, donc la créativité à  partir de ce que nous savons faire déjà ». Mr Fané précise qu’il y a eu des recherches au Mali en ce qui concerne la meilleure pratique du coton et, le pays est au stade « des tissus faits mains à  largeur 150 à  160.» Il parait important pour lui, de pousser les jeunes créateurs maliens à  aller de l’avant à  travers des encadrements. La jeunesse au service de l’artisanat La promotrice de ‘Haute couture’, Mme Aicha Bah Sangaré explique qu’elle était assez confiante en effectuant le déplacement. « Je savais que J’allais créer la différence en venant ici et J’en suis ravie ». Il faut dire qu’après six mois d’existence, Mme Sangaré a réussi à  se créer une place de choix dans l’univers artistique malien. à‚gée d’une vingtaine d’années, la jeune dame emploie une quinzaine de couturiers aussi jeunes et talentueux qu’elle. Elle précise : «nous sommes entre nous jeunes et nous nous comprenons bien. Nous n’avons pas cessé de bosser dur et sans relâche. Ce n’est que le résultat d’un dur labeur dont nous sommes satisfaits et nous sommes confiants quant à  une seconde victoire à  la finale de décembre. »

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