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Mountaga Tall, un fardeau pour le CNID Faso Yiriwa Ton ?

Un parti qui se meurt Fondé en 1990 et dirigé par Mountaga Tall, jeune avocat à  l’époque, le Congrès national d’initiative démocratique, Cnid Faso Yiriwa Ton souffre actuellement des querelles de leadership. En effet, les observateurs politiques s’interrogent sur la position actuelle d’un parti qui avait suscité à  sa création des espoirs pour une meilleure scène politique. La descente aux enfers a en fait commencé après la défaite de Me Tall en 2007 lors de l’élection du président de l’Assemblée Nationale. Le départ de certains cadres dont le secrétaire général et non moins ministre l’artisanat et du tourisme N’Diaye Bah pour le PDES et avant lui, l’ancien député Maitre Demba Traoré ont renforcé le malaise au sein du parti et la perception qu’en ont les observateurs de la scène politique malienne. Cette décadence du CNID est surtout la conséquence d’un radicalisme ambiant et fièrement incarné par la figure tutélaire de Me Tall. D’autres commentaires disent que la crise politique du COPPO avait sans doute affaibli, ruiné le prestige politique des partis comme le CNID et le MPR et dont les leaders avaient fait preuve d’un grand réalisme politique en acceptant de s’allier avec leur ennemi d’hier qui n’était autre que IBK. Le CNID est-il donc condamné à  disparaitre ? Faudra-t-il éjecter Me Tall de son siège de leader pour en assurer la survie ? Objectif 2017 ? Et pourtant, cette longue période d’hibernation pourrait alors être mise à  profit par le CNID pour se régénérer et manifester ainsi de sérieuses prétentions pour les échéances de 2017, 2012 étant trop proche pour une refondation et un renforcement du parti. Certes, la forte personnalité de l’homme, sa capacité à  s’extraire des situations parfois très difficiles, en plus de sa longue expérience politique, lui seront un atout indéniable pour mieux prétendre alors à  un destin national. Depuis des années, on lui en prête l’intention et il semble prêt à  tout pour y arriver et en bon lecteur de Kant, il pense également que «C’’est la fin qui justifie les moyens». Mais, en attendant ce grand soir, sa formation ne fait plus exception à  cette lente et longue agonie qui frappe plusieurs autres formations de la place souffrant elles aussi, des mêmes problèmes psychologiques, matériels et financiers.

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