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Biennale de la danse : Bamako, carrefour de la création artistique

‘’En attendant le touareg » La tenue de la huitième édition du festival « Danse l’Afrique danse » est fortement appréciée par les amateurs, et le ministère de la culture qui s’est donné comme objectif principal, de stimuler la création. Notons que le festival a qui regroupé plus de 200 participants venus de 16 pays d’Afrique, d’Europe et de l’océan indien, est financé par le gouvernement du Mali, l’Union européenne et la fondation Puma créative. La directrice du festival 3Danse Bamako danse3, Ketly Noà«l a d’ailleurs salué l’implication personnelle de l’Etat malien à  investir financièrement dans l’évènement. Cette chorégraphie est un duo entre le Kenya et le Bénin. Il s’agit du kenyan Opiyo Okach et du béninois Koffi Kôkô. Le duo, lors de sa dernière prestation au palais de la culture Amadou Hampaté Bah, était accompagné par la malienne Sadio Kouyaté au chant. l’instrumentiste Zani Diabaté et son groupe étaient à  la partie technique. Pendant près d’une heure, l’ensemble a tenu en haleine, le public bamakois. Cette danse a ensuite été suivie d’une prestation de la chorégraphe haà¯tienne installée au Mali depuis des années Ketly Noà«l ‘Ti Chèlbè’. ‘’Ti Chèlbè » Cette chorégraphie de Kettly est une sorte de radiographie d’un rapport de force. Elle l’interprète avec le jeune chorégraphe malien Aly Karembé. D’abord seule, éperdue, robe et soutien-gorge superposés sur un pantalon sombre, une femme monte sur le plateau. Celui est entouré de palissades en tôles ondulés. Une danse aux arêtes vives, ses bras vibrent et cisaillent l’espace. Sa déambulation vagabonde sera tout à  coup interrompue par l’entrée d’un homme. Les deux se regardent et elle danse jusqu’à  lui. C’’est d’abord un duo sans contact. Ils dansent ensemble puis au fur et à  mesure, ils se rapprochent l’un de l’autre et cela devient une danse d’amoureux s’étant retrouvés après de longs moments. l’homme la jette sur le sol, elle lui saute sur le dos, le redresse et le frappe. Il se bagarrent jusqu’à  la fin et finalement, le match se termine par un score nul : Egalité. Un spectacle fabuleux qui en a émerveillé plus d’un dans la salle. Le jeune footballeur Modibo Sidibé explique : « je ne connais rien à  la danse, à  l’art et au théâtre. Mais ce soir je suis venu voir ce spectacle et J’avoue que je ne regrette pas du tout. C’’est un plaisir pour les yeux et également pour la culture et la connaissance. A travers ce que J’ai compris, Ketly fait ressortir l’égalité entre l’homme et la femme, aussi bien en amour que dans la vie professionnelle. C’’était tout simplement merveilleux. ». Bintou Sissoko est danseuse dans une compagnie de danse à  Bamako. Elle a été charmée par le premier, notamment le duo bénino-kenyan. « J’ai beaucoup apprécié ce brassage de culture. à‡a a donné un beau mélange avec d’une part, une chanteuse malienne, de la musique malienne et d’autre part, les danses béninoises et kenyanes. l’Afrique est immensément riche. Je crois que nous conjuguons nos efforts en matière de culture, nous irons loin, très loin. » Le spectacle continue jusqu’au 5 novembre prochain. Ne vous laissez pas raconter !

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