Culture › Musique

Géneviève Dembélé : l’artiste amie des enfants

Une artiste engagée pour la cause des enfants Né à  Ségou mission, dans une famille o๠la musique était loin des préoccupations quotidiennes, Géneviève Dembélé est l’une des rares artistes à  choisir le créneau de la musique pour enfants. « Je n’ai pas hérité l’art de mes parents. C’est une passion qui a germé en moi ». Informaticienne de son Etat, Géneviève ne voit pas d’incompatibilité entre sa formation professionnelle et l’art. Pour elle, C’’est une simple question d’organisation, « chaque chose en son temps », nous assure-t-elle. L’album qu’elle vient de mettre sur le marché est le fruit de 10 ans de recherches. Il contient 10 titres dont « I fa ni ba bonian », « les devoirs du mariage », et « Waari nègè ». Un autre titre de l’album porte sur la restauration de l’autorité d’Etat, et le respect des autorités. l’essentiel de son message est donc destiné aux enfants qu’elle défend avec opiniâtreté. « Une fois qu’on arrive à  mettre des enfants au monde, il faut s’en occuper! La rue ne peut pas éduquer un enfant ». Valoriser la musique du terroir Dans son village, Géneviève participait dès son jeune âge tous les vendredis aux prestations musicales des jeunes filles dans les champs. Ces prestations se faisaient à  l’aide de « dunun ba » (instrument à  percussion) et le « Tègè » (un instrument à  base d’écorces d’arbres ». Leurs chants accompagnaient les cultivateurs dans leur labeur. Depuis cette période, elle est habitée par le désir de faire de la musique professionnelle. L’artiste n’est pas à  sa première tentative de mettre un album sur le marché. En effet, depuis 2002, la volonté d’en faire la promotion s’est soldée en échec, faute de moyens matériels et financiers conséquents. Ce n’est qu’en juillet dernier que l’album « Demisenw ladon » a pu être mis sur le marché discographique. L’artiste entend faire très prochainement la dédicace pour promouvoir son album. Geneviève est plutôt adepte des instruments et des rythmes traditionnels. Le « baara » et le « Djandjigui » doivent être, selon elle, sauvés de la disparition qui les menace à  force d’être modernisés. Elle invite donc ses collègues artistes et même les autorités, à  veiller à  conserver l’originalité de ces sonorités du terroir malien. l’artiste s’insurge également contre la piraterie,. Elle pense que ce phénomène est à  la base des difficultés de la musique malienne. A travers un vibrant appel, Geneviève invite ses fans à  n’acheter que des cassettes industrielles. « Nous ne devons plus contribuer à  encourager le phénomène de la piraterie. L’artiste peut bel et bien vivre de son art si les conditions pour ce faire sont réunies en amont ».

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