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Tabaski : Moutons cherchent désespérément clients…

Prix abordables mais clients fauchés Dans une semaine, la communauté musulmane célébrera sa plus grande fête annuelle appelée l’Aà¯d El Kébir. A cette occasion, selon les prescriptions, tout musulman adulte ayant les moyens financiers de le faire, doit sacrifier soit un mouton, un bœuf, une chèvre ou un chameau. Mais de tous ces animaux, C’’est le mouton qui est particulièrement recommandé. Comme tous les ans, à  l’approche de cette fête, C’’est donc la course au mouton. Mais, force est de constater que les clients ont du mal à  acquérir le précieux animal. Dans les marchés, les rues, au bord de la route on aperçoit par petits groupes des bêtes conduites par les vendeurs ambulants à  la recherche des clients. Mais au niveau des marchés de bétail appelés garbals, il y a très peu d’affluence. La crise aura-t-elle raison de la fête ? Nous nous sommes rendus ce mercredi au marché à  bétail de San Fil en Commune II du District de Bamako. Un homme arrive en voiture et se gare pour demander les prix de mutons. « Il y a tout sorte de moutons chez nous et les prix varient de 40000 à  150 000 FCFA » lui répond prestement un vendeur qui s’est précipité dès l’arrivée du véhicule. K D, le client pointe du doigt un mouton qui est annoncé à  70 000 fcfa. « Trop cher » fait le chef de famille qui repart donc bredouille non sans avoir promis de revenir avant la fête. Vers des achats de dernière minute A quelques cent mètres de là , un groupe des vendeurs est installé. Ils proposent de superbes béliers blancs qui font la fierté de ceux qui peuvent les acheter et les attacher à  leur porte en attendant la fête. Ce sont des béliers venus de Macina. Malick Demba Sidibé et ses frères expliquent : « cette année, le marché est vraiment morose comparativement aux autres années, les clients se font rares, mais nous gardons l’espoir que les clients viendront à  l’approche de la fête ». Certains clients l’avouent volontiers : ils attendent la dernière minute en espérant que les commerçants bradent les animaux pour ne pas perdre leur argent. Le manque d’espace dans les cours familiales pour héberger l’animal est une autre raison évoquée. Enfin, d’aucuns parlent de la sécurité de leur investissement quand on sait la recrudescence de vols de mouton à  l’approche de la fête. Espérons que la situation pourra se décanter et que les chefs de famille pourront faire face à  leurs obligations.

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