Société › Éducation

Forum national sur l’Education: satisfaction du comité de suivi

Depuis son adoption par le conseil des Ministres du 14 janvier 2009, le Gouvernement a impulsé la mise en œuvre des 490 recommandations issues du Forum National sur l’Education. Ainsi, le vendredi dernier, le Premier Ministre Modibo SIDIBE a présidé la quatrième session du Comité Interministériel de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations. Il s’agit de l’une des trois instances du mécanisme de suivi, mise en place au lendemain de la tenue du Forum National sur l’éducation. La rencontre a été marquée essentiellement par des présentations suivies de discussions. Cette quatrième session aura permis au quatorze (14) ministres membres du Comité Interministériel de faire le bilan de l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations du FNE, d’acter les réalisations majeures du Gouvernement depuis la tenue du Forum, d’examiner les défis du système éducatif malien à  la lueur des évolutions cinquante après l’indépendance de notre pays. A la suite des présentations l’on note que le Gouvernement a pris plusieurs mesures importantes dont certaines figurent au nombre des revendications du corps enseignant. Il s’agit entre autres de : – l’amélioration de la gestion des ressources humaines et d’amélioration des conditions de travail et de vie de travail des enseignants par l’augmentation des primes spéciales de responsabilité aux enseignants du fondamental et du secondaire, – l’intégration dans la fonction publique des enseignants contractuels de l’Etat et des Collectivités, – la création de la Direction des Ressources humaines, – la revalorisation de 10% de la grille de rémunération des personnels enseignants et chercheurs de l’Enseignement supérieur ainsi que l’octroi de nouvelles primes et indemnités, à  compter du 1er juillet 2010, aux personnels enseignants et chercheurs de l’Enseignement supérieur et la majoration à  un taux uniforme des heures supplémentaires. Pour ce qui est de l’amélioration des conditions d’études et de vie des apprenants, il peut être noté : – la création du Centre d’Enseignement Supérieur de Bamako – l’immatriculation des étudiants, – la bancarisation leurs bourses, – la connexion Internet (Wi-fi) dans les facultés et les grandes Ecoles de l’université de Bamako sera disponible dans les prochains mois, – le projet de programme Un ordinateur-un étudiant en cours d’élaboration, – la création dans les prochaines semaines du Fonds compétitif sur la Recherche doté dans un premier temps de 500 millions de FCFA sur les fonds issus de la vente partielle du capital de la Société des Télécommunications du Mali (SOTELMA), – le lancement des travaux de construction de la cité universitaire de Kabala, – la création de l’Université de Ségou avec la nomination du Recteur sur appel à  candidature et la pose la 1ère pierre de son amphithéâtre 500 place en juin 2010, – le programme de construction d’infrastructures scolaires, de dotation en matériel didactique et de recrutement de personnel pour palier l’insuffisance de salles de classes et d’équipements, – le renforcement de l’encadrement pédagogique des structures d’éducation préscolaire avec plus de 745 structures d’encadrement de la petite enfance, la dotation conséquente des écoles en manuels scolaires et livres avec l’acquisition de 4542422 manuels scolaires et enfin – l’amélioration de la couverture régionale en établissements d’enseignement secondaire général, technique et professionnel avec la dotation de 5,4 milliards à  l’Education sur les Fonds issus de la vente partielle du capital de la Société des Télécommunications du Mali (SOTELMA). Un engagement fort pour mieux faire De plus des documents de politique visant l’amélioration de l’accès à  l’éducation et la qualité de l’enseignement ont été adoptés, il s’agit entre autres de : – Document de Politique nationale de la Formation Professionnelle et du Programme Décennal pour la Formation professionnelle et l’Emploi, qui permettent au Mali de se doter d’une politique nationale ambitieuse et volontariste pour la formation, la professionnalisation et qualification des ressources humaines dont l’économie nationale à  besoin pour relever le défi du développement de notre Pays ; – Document de Politique Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; – Document de politique de scolarisation des filles et celle de l’alimentation scolaire. Enfin, l’ensemble de ses efforts sont confortés par une augmentation de la part de l’éducation dans le budget global passe de 216,926 milliards FCFA en 2009 à  217,879 milliards de FCFA en 2010. s’agissant des charges récurrentes, le budget de l’éducation représentera 33,42% en 2010 contre 33,18% en 2009. Le Budget 2011 consacre 35,38% des charges récurrentes de l’Etat consacrées à  l’Education. Or le PDES indique que les ressources consacrées à  l’Education nationale, allaient atteindre en l’an 2012, 35% des charges récurrentes des dépenses de l’Etat. Le budget consacré par l’Etat à  l’Enseignement Supérieur a connu une évolution significative. Ce dernier est passé de 24 milliards FCFA en 2008, à  37 milliards en 2009 et seront de l’ordre de plus de 39 milliards en 2010 auquel il convient d’ajouter la dotation de 7,6 milliards de FCFA sur les fonds issus de la vente partielle du capital de la Société des Télécommunications du Mali (SOTELMA) affectées à  la construction d’infrastructures universitaires à  Bamako et Ségou.

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