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Notariat : Bamako accueille la grand- messe francophone

De la nécessité de la formation continue Présidée par le ministre de la justice, garde des sceaux, Maharafa Traoré, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du vice-président de la Cour suprême, Nouhoum Tapily, de la présidente de la chambre des notaires du Mali, Me Fatimata Dicko Zouboye. Cette rencontre de deux jours regroupe des notaires venus d’Afrique et d’Europe. Elle tentera de faire mieux connaà®tre la profession de notaire, la différence entre ce dernier et les autres professionnels du droit. Il s’agira également d’examiner les contours et les contenus de l’obligation du notaire lorsqu’il est chargé d’un mandat par le juge. Cela peut être le cas de dossiers de liquidation de successions, de régimes matrimoniaux ou encore quand il est désigné comme séquestre. Le président de la Commission des affaires africaines de l’union internationale du notariat, Hacine Séfrioui, a souhaité dans son allocution que les notaires africains soient au même niveau de formation que leurs confrères d’ailleurs. Cette formation, soutient-il, est une valeur ajoutée apportée à  la fonction notariale considérée comme le numéro un mondial de l’authenticité et de la preuve. “ Cette valeur ajoutée doit absolument se concrétiser par l’accroissement du nombre des notaires et des stagiaires afin de mettre fin à  l’anarchie orchestrée par l’envahissant écrit, l’efficacité de la plus-value, apportant une adhésion sociale, la dignité que reflète le comportement intrinsèque et extrinsèque du notaire ”, a énoncé Hacine Séfrioui. Le renforcement des acquis Selon la présidente de la chambre des notaires du Mali, Me Fatimata Dicko Zouboye, le thème du séminaire est d’une grande actualité pour les notaires, car il donne un sens à  l’action de la famille judiciaire qui regroupe plusieurs professionnels du droit, dont les activités sont complémentaires et solidaires. Elle a souhaité que la rencontre aboutisse à  des résolutions qui orientent l’avenir de la profession en renforçant la pertinence de ses actions. Le ministre de la Justice, Maharafa Traoré, a, lui, présenté la rencontre comme une grande marque d’amitié et de confiance faite au notariat malien, mais aussi au Mali tout entier. Au-delà  de son intérêt scientifique certain, a-t-il relevé, le thème de la rencontre pose la question de la collaboration étroite entre un magistrat public et un magistrat privé. Les deux sont tenus par une même mission qui est d’assurer un service public pour le grand bénéfice des citoyens et des entreprises. Vu sous cet angle, le séminaire est une occasion pour les notaires de définir les contours et les modalités de cette collaboration qui a pour objectif la bonne administration de la justice. Il a ensuite souhaité que ces assises permettent à  chaque professionnel de savoir avec exactitude le rôle qui est le sien, mais aussi de fixer les repères afin d’atténuer les difficultés complexes inhérentes au traitement de dossiers soumis à  leur magistère commun. Maharafa Traoré a enfin promis le soutien et l’accompagnement de son département à  l’essor du notariat malien et africain. l’Union du notariat francophone avec ses 81 membres couvre 83 % du globe et sécurise les transactions de 85 % de la population mondiale.

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