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Lutte contre le Sida : De grands progrès mais aussi de vrais défis

22 millions de malades en Afrique au Sud du Sahara l’information a été donnée lors du lancement du mois de la lutte contre le Sida le samedi dernier au centre international de conférence de Bamako. La journée mondiale consacrée à  la pandémie est, depuis des années, l’occasion de faire le point de la situation et de mesurer les progrès accomplis. Le sida demeure une grande menace pour le monde entier et la grande partie de ses victimes se trouve en Afrique, comme en atteste le tableau épidémiologique de la maladie. Même si le dernier rapport de l’ONUSIDA (le Programme commun du Système des Nations unies pour la lutte contre le sida) indique une tendance à  la baisse, sur le nombre de malades du Sida qui avoisine les 33 millions de sujets à  travers le monde, l’Afrique au sud du Sahara en compte environ 22 millions de malades, soit 68%. Cet état de fait interpelle la communauté internationale pour une attention soutenue vis-à -vis des pays d’Afrique au sud du Sahara. Bons résultats grâce l’engagement des autorités maliennes Lutter contre le Sida n’est pas seulement un slogan au Mali, mais plutôt des actes concrets posés. Dans notre pays, les bons résultats obtenus découlent en grande partie de l’engagement du président de la République, Amadou Toumani Touré et du gouvernement. La gratuité des antirétroviraux (ARV) pour les personnes atteintes de VIH-Sida est l’une des manifestations de cet engagement. « Comme J’ai l’habitude de dire chaque année il faut que les médicaments aillent vers les malades » déclare le chef de l’Etat. Poursuivant son intervention, ATT s’est réjoui des performances enregistrées et qui font du Mali le troisième pays africain à  mettre le plus grand nombre de malades sous traitement antirétroviral. l’occasion était bonne pour le président de revenir sur la reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Il faut dire qu’il avait été le seul dirigeant africain à  être invité en octobre dernier à  New York pour plaider au nom du continent en faveur de la reconstitution de ce fonds. Ce choix du président Touré procède des performances de notre pays dans la lutte globale contre ces pathologies. l’ « affaire du fonds mondial » Evoquant les présomptions de malversations du Fonds mondial au Mali, Amadou Toumani Touré a placé les choses dans leur contexte. «Il ne faut pas jeter l’enfant avec l’eau du bain. Chaque fois qu’une personne est accusée de malversation, nous prendrons les dispositions élémentaires pour que justice soit faite. Mais ne condamnons pas les gens à  l’avance. Je souhaite que tous ceux qui sont interpellés sur le dossier (du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme), aient la possibilité de se défendre, de se protéger et éventuellement de laver leur honneur», a indiqué Amadou Toumani Touré. Il a invité le secteur public à  participer à  la reconstitution du Fonds national de lutte contre le Vih-sida avant de rendre un hommage appuyé au Système des Nations unies, au Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme et à  la Banque africaine de développement entre autres partenaires pour leur engagement dans cette cause noble. Le Mali éligible au Round 10 du Fonds Mondial Au cours de cette cérémonie de lancement, les messages du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon et du directeur exécutif de l’ONUSIDA, notre compatriote Michel Sidibé ont été lus respectivement par la coordinatrice résidente du Système des Nations unies, Mbaranga Gasarabwé et Ousmane Diouf, le coordinateur pays de l’ONUSIDA chez nous. Ce dernier a annoncé l’éligibilité de notre pays au Round 10 du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Autres faits marquants de cette cérémonie, la présence des personnes vivant avec le VIH /Sida. Elles se sont également fait entendre. Habillées en tenues traditionnelles, elles ont témoigné de leur reconnaissance au gouvernement pour les gros efforts faits en leur faveur. Elles ont attiré l’attention de l’auditoire sur l’ampleur et les conséquences de cette maladie qui ne connaà®t ni de frontières, ni d’ethnies, encore moins de sexes ou d’âges.

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