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15ème édition de l’EID : 18 dossiers à traiter

Un excercice de democratie active L’Amphithéâtre du Centre international de conférences de Bamako a refusé du monde ce matin. Tous venus assister au lancement de l’EID et soutenir les leurs, victimes d’injustice ou d’abus. Quinzième du genre, cet exercice original de démocratie à  la base donne aux citoyens estimant leurs droits violés, l’occasion de s’adresser directement aux membres du gouvernement. Une grande majorité des ministres y étaient, surtout ceux là  qui étaient concernés par les interpellations. Après l’ouverture officielle de l’évènement, les interpellations ont été lues en présence du jury d’honneur, des membres du gouvernement et de responsables d’associations de défense des droits de l’homme. A l’instar des autres années, l’événement est retransmis en direct à  la télévision et la radio nationale. Pour cette édition, la commission d’organisation a reçu 90 interpellations. Après dépouillement, une sous-commission présidée par Mohamed El Béchir d’Amnesty International Mali a procédé au classement des interpellations. Trente autres ont été classées dans la catégorie « suite à  donner » et 41 rejetées. Un dossier a été retiré par son auteur. Selon un membre du jury, les motifs de rejet des interpellations vont de l’absence d’adresse à  la non mention de la loi violée dans la requête, en passant par l’insuffisance d’éléments d’information, le manque d’objet, le manque de base juridique sur la violation évoquée, l’existence d’une procédure en cours ou encore le fait que la question a déjà  été traitée à  l’EID. Les 18 interpellations retenues feront l’objet de réaction de la part des membres du Gouvernement. La cérémonie d’ouverture présidée par le chef de l’Etat a été l’occasion de présenter pour le ministre de la Justice le bilan de la dernière édition. Le public a également suivi une contribution des associations de défense des droits de l’homme. La cérémonie a été par ailleurs marquée par une visite des stands de la semaine nationale du détenu. Les activités de ce 15ème EID entrent dans le cadre de la célébration du 10 décembre, date marquant l’anniversaire de la Déclaration universelle des doits de l’homme. Les droits humains au coeur de l’actualité Parallèlement à  l’EID, se tient la semaine nationale de la lutte contre la corruption dont le lancement a été fait par le ministre de la justice, Mahrafa Traoré. Dans un message qu’il a livré à  cette occasion, le ministre relève que « la lutte contre la corruption ne peut être atteinte que par la mise en place d’un dispositif juridique et institutionnel adéquat au niveau des Etats, par la sensibilisation des acteurs sur les conséquences tragiques de la corruption, ainsi que sur l’existence de mesures qui peuvent être prises pour la limiter ». Faut-il rappeller que le Mali, a mené plusieurs actions aux plans politique et normatif pour lutter contre la corruption. De corruption, il en sera également question au cours de l’EID. Au même moment se tient également sous la houlette du ministère de la Justice, à  travers la direction nationale de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée, une semaine nationale dédiée aux détenus.

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