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Otages français : Pour ne pas les oublier !

Cela fait plus de 100 jours que 7 otages dont 5 français, sont retenus depuis le 16 septembre dernier par AQMI au Nord du Mali. L’actualité ivoirienne oblige, on a peu oublié ces captifs, bien que les chaà®nes françaises rappellent régulièrement à  leurs téléspectateurs, la captivité de deux autres journalistes français, retenus, eux en Afghanistan. Et pour ne pas les oublier, les familles des otages ont publié un communiqué dans les médias ! « Demain, jour de Noà«l, cela fait 100 jours que 5 Français, un Malgache et un Togolais, sont retenus en otages au Mali par un groupe de terroristes d’Aqmi, Al Qaà¯da au Maghreb islamique », explique le communiqué transmis jeudi au quotidien Ouest France. Malheureusement, ces derniers ne passeront pas les fêtes en famille, et du côté diplomatique, rien n’a vraiment bougé, ni du côté français, ni du côté Malien, rappelle un communiqué de l’AFP : « Les familles présentent ensuite chacun des cinq otages français: « il y a Daniel Larribe, 59 ans, ingénieur expert en techniques minières pour Areva, et son épouse, Françoise, 62 ans ; ils habitent Mialet, près d’Alès dans le Gard et ont deux filles de 30 et 26 ans. Daniel et Françoise Larribe s’occupaient également d¹une ONG (Organisation non gouvernementale) à  Arlit pour aider les paysans locaux et les maraà®chers. Il y a aussi Thierry Dol, ingénieur de 29 ans pour un sous-traitant d¹Areva, marié, originaire de la Martinique ; Pierre Legrand, 25 ans, originaire de Couffé en Loire-Atlantique, qui est fiancé et travaille pour une filiale de Vinci, et Marc Ferret, 43 ans, Français habitant Madagascar, salarié du groupe Vinci au Niger; Jean-Claude Rakotoarilalao, 60 ans et Alex Kodjo Ahonado, ingénieur zootechnicien et père de 6 enfants ». Par ailleurs, les familles soulignent que l’enlèvement de leurs proches est « très peu médiatisé, alors que les jours de captivité (bientôt un an) des deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, enlevés par les talibans le 30 décembre 2009 en Afghanistan, sont égrenés tous les soirs sur les écrans de télé ». Les fêtes de Noel rappellent alors cette absence cruelle des proches. Que nous réserve 2011? Ce rappel suffit à  nous évoquer la menace terroriste, toujours présente, alors qu’ailleurs, en Côte d’Ivoire, le spectre d’une guerre civile a déjà  fait plus de 200 morts, selon les chiffres avancés par les Nations Unies. Triste bilan en cette fin d’année en Afrique. Certaisn ne vivront pas la magie de Noel, mais pleureront le deuil de leurs proches, tombés sous les balles et au nom de l’ambition démesurée pour le pouvoir de certains leaders africains. De même que des hommes enturbannés et armés dans le désert veulent imposer leur idéologie au reste du monde. Que nous réserve 2011?

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