Culture › Arts Plastiques

Festival d’Essakane : Le désert en fête

3 jours de fête dans les dunes C’’est en plein désert que les organisateurs de ce festival créé en janvier 2001, convient leur public. Située à  deux kilomètres au nord-ouest de Tombouctou au Mali, la commune d’Essakane vivra pendant 3 jours au rythme des arts et de la culture. Co-organisé par les associations AITMA, EFES et Essakane Production, ce festival se greffe sur de grandes fêtes traditionnelles touaregs telles que Takoubelt à  Kidal et Temakannit à  Tombouctou qui ont longtemps constitués des lieux de concertation et d’échanges entre les communautés. Au départ, le festival d’Essakane était dédié aux chants et danses Touaregs, agrémentés de la poésie, des jeux et courses de chameaux. Aujourd’hui, le festival s’ouvre au monde extérieur et accueille des artistes venant non seulement du Mali, mais aussi d’Afrique, d’ailleurs. Pour la 11e édition, une trentaine de formations sont invitées à  montrer leur savoir-faire artistique et culturel. Environ 10 000 personnes sont attendues à  Tombouctou dont plus de 1500 touristes étrangers. Pour la première fois, le Président de la République malienne Amadou Toumani Touré participera au festival sur le désert. Cette visite rentre selon Manny Ansar, directeur du festival, dans le cadre de la célébration du cinquantenaire du l’indépendance de notre pays. Le chef de l’Etat sera donc présent à  la clôture prévu ce samedi. Notons que la parade de chameaux, grande course de compétition qui réunit les meilleurs chameliers du festival, est la grande attraction de cette manifestation. A l’image des autres éditions, de nombreux artistes sont attendus. Il s’agit notamment de : Bintou Garba, Matilde Politi (Italie), Samba Touré, Amkoullel, Tinariwen, Tiwitine, Baba Salah, Tartit, Haira Arby, Bassékou Kouyaté, Vieux Farka Touré, Amanar (Mali), Jeconde et Mali All Stars (USA :Mali), Waflash (Sénégal), Bombino (Niger), Sédoum Ould Elda (Mauritanie), Najma Akhtar (Inde :Angleterre. Des touristes s’expriment Certains touristes que nous avons rencontrés à  l’aéroport international de Tombouctou nous livrent leurs premières impressions. Mme Cissé Mariam Niang est galeriste. Elle explique que sa venue à  Tombouctou est un rêve qu’elle réalise. Tombouctou pour elle étant une des plus belles architectures du contient et la ville qui abrite la première université africaine. « C’’est un pèlerinage pour moi parce que mon mari et moi étant invités au festival, sommes surtout là  pour visiter la cité mystérieuse. On espère pouvoir atteindre notre but pendant ces trois jours. Ce sera une autre fête culturelle dans laquelle on tombe après le festival mondial des arts nègres de Dakar, nous sommes donc enchantés d’être là . » Une autre touriste libano-sénégalaise venue de Dakar en est à  sa première participation. Elle avoue qu’« on a tellement entendu parler de Tombouctou et ses merveilles qu’il me paraissait important de venir voir de mes propres yeux. Je ne connaissais le lieu qu’à  travers la télévision et internet. On a beaucoup plus tendance à  aller visiter l’Europe alors que vraiment, il y a tellement de choses à  voir en Afrique. J’ai appris que C’’est ici que se trouve la première université du monde, C’’est incroyable ce que nous sommes riches. Il y a vraiment beaucoup de choses à  visiter. Aussi bien l’architecture que les produits artisanaux. C’’est surtout le brassage culturel qui me plait énormément dans ce festival. En tout cas, je suis très très contente d’être là . » Souadou Niang est consultante à  Dakar. Elle se réjouit tout d’abord du chaleureux accueil qui leur a été réservé. « Je me crois en Mauritanie parce que je ne savais pas qu’au Mali, il y avait un peuple qui ressemble autant aux maures. C’’est impressionnant de voir tout ça et J’espère que durant ces trois jours, je ne serai pas déçue de ma visite et C’’est sûr, je visiterai tous les sites touristiques de cette fabuleuse ville. » Mandjou Yattara est le directeur du festival international des cauris du Mandé (FESCAURI). Il est pour la première fois à  Tombouctou pour le festival d’Essakane. Il estime que ce festival est un lieu privilégié de rencontre de la culture mondiale. « Il permet un mélange fructueux des différentes traditions mondiales et permet de faire connaitre les différentes richesses du Mali profond et montrer une autre image, une autre vision de notre pays et en particulier, du nord Mali. »

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut