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Cheikné Magassouba, Chef de la CCR : « Des centaines de moto saisies»

Punir le contrevenants Ces derniers temps, les agents de la circulation routière investissent les artères de la capitale, notamment le pont Fahd et ses alentours. Ce dispositif est composé d’agents de la Ccr et des motards de la police nationale. Spécifiquement orientée sur le Pont Fahd, et l’accès à  l’échangeur multiple, l’opération vise à  arrêter les motocyclistes qui piétinent les règles de la circulation, notamment le code de la route. En effet, depuis la construction de l’échangeur multiple, les usagers de la route et particulièrement les conducteurs d’engins à  deux roues semblent avoir du mal à  respecter les instructions. Ils sont nombreux à  ne plus emprunter les pistes cyclables. En mettant en danger leur vie et celles des autres car ils provoquent chaque jour des accidents sur ces artères. « En respectant les consignes et en roulant sur les pistes cyclables, on provoque moins d’accidents », indique le responsable de la Compagnie de circulation routière (Ccr), Cheikné Magassouba. Il faut que les usagers comprennent que « le respect du Code de la route, la diminution de la vitesse, et la prudence sont de nature à  réduire considérablement les accidents » ajoute-t-il. Selon le commandant Magassouba, cette opération a été précédée d’une vaste campagne de sensibilisation qui aura commencé depuis 2008. Des émissions entières ont même été réalisées sur le sujet. Malgré tout, les conducteurs d’engins à  deux roues font fi des mesures prises pour leur propre sécurité et se font arrêter, déplore le commandant. Il ajoute que cette opération s’inscrit en droite ligne de la lutte contre l’insécurité routière initiée par les plus hautes autorités. 300 motos saisies Les opérations menées depuis quelques jours ont mené à  la saisie de plus de 300 motos. Les engins sont parqués dans la cour du Groupement Mobile de Sécurité (Gms). Les propriétaires devront une amende de 15 000 F cfa pour pouvoir les récupérer. Les contrevenants sont coupables d’avoir opter pour des raccourcis au lieu d’aller, comme demandé, bifurquer au niveau du Centre international de conférence de Bamako (Cicb), pour ensuite emprunter la bretelle longeant les murs de l’hôtel Salam, avant d’accéder aux échangeurs multiples. Nombreux sont en effet ceux qui soient font des virages dangereux au beau milieu de la chaussée en se jetant bien souvent au-devant des véhicules. Ou encore à  monter continuer depuis le pont Fahd pour accéder directement aux échangeurs. Un conducteur dont l’engin vient d’être saisi a rétorqué à  l’agent : « à  quoi ça sert de construire des voies si on ne peut y accéder ? Et puis o๠est le panneau qui interdit l’accès par ici ? ». Il faut reconnaitre qu’il n’a pas tout à  fait tort et qu’il faudrait, pour plus d’efficacité, placer des panneaux qui indiqueraient clairement les instructions à  suivre. Cela faciliterait la tâche aux policiers et aux conducteurs. Quoique…Tous nous savons qu’au Mali, l’insécurité routière est plus une question d’incivisme qu’autre chose…

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