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FESPACO 2011 : « Da Monzon » en compétition

La biennale du cinéma africain se tient régulièrement dans la capitale burkinabé Ouagadougou. C’’est l’occasion beaucoup de faire connaitre et reconnaitre leurs œuvres sur la toile panafricaine et mondiale du cinéma. Le FESPACO 2011 regroupera cinéastes, réalisateurs, acteurs, jeunes talents, bref, toute la crème du cinéma africain du 26 février au 05 mars prochain. Le cinéma malien est très apprécié, ce qui fit son succès dans bon nombre de rencontres cinématographiques. Il est connu particulièrement grâce à  de célèbres cinéastes et réalisateurs tels Cheick Oumar Sissoko, Adama Drabo, Souleymane Cissé et bien d’autres. Le centre national de cinématographie du Mali (CNCM) existant depuis 2005, se donne pour tâche principale, la promotion du cinéma malien. Le directeur adjoint du centre et également réalisateur du film Da Monzon, Sidi Diabaté rappelle que depuis les indépendances, un service national de cinéma, rattaché à  l’époque au ministère de l’information. En 1977, il a été érigé en service central sous le nom de centre national de production cinématographique (CNPC). A la suite de la mise en œuvre de la loi instituant l’industrie du cinéma en 2005, que le CNCM verra le jour. « Nous sommes chargés de produire pour l’Etat, des films documentaires, des numéros d’actualités et des films de fiction long métrages et courts métrages» indique Sidi Diabaté. Pour l’année 2010, le CNCM a produit deux longs métrages qui sont notamment « Da Monzon », « Toile d’araignée » et un feuilleton de 52 épisodes « Les concessions » coproduit par le CNCM et trois pays de la sous région, le Burkina Faso, le Niger et le Togo. Le Mali en produira 40 épisodes et les 12 autres seront partagés entre le Niger, le Burkina Faso et le Togo. Le tournage devrait prendre fin en avril prochain et au plus tard au mois de juin, il sera sur le petit écran. En ce qui concerne « toile d’araignée », C’’est une adaptation du livre du même nom, de l’écrivain Ibrahima Ly. l’adaptation a été faite le réalisateur Ibrahima Touré. « Da Monzon » à  l’affiche Pour cette édition 2011 du FESPACO, le Mali aura un film en compétition dans la catégorie « long métrage ». C’’est le film « Da Monzon » du réalisateur Sidi Diabaté (aussi coscénariste) qui a été choisi. « Da Monzon » est une production exclusive CNCM, comme nous le précise l’auteur. Le tournage s’est déroulé entre 2008 et 2010 et la post-production s’est faite à  Copenhague. « Da Monzon » est un long métrage de fiction historique de 110 mn (1h50mn). Sidi Diabaté explique que « C’’est un film qui traite pour la première fois de l’histoire de Ségou. » Il explique que le casting des acteurs s’est imposé de lui-même au moment de l’écriture du scénario. « J’ai écrit l’histoire en pensant déjà  à  certaines personnes telles que Hélène Maimouna Diarra (Grand-mère), Abdoulaye Diabaté (Tiènetiguiba Danté), Amadou Kassogué dit Kass (chef des Tondjon). Heureusement ces trois personnages ont répondu à  notre appel. » Il aura fallu deux ans pour écrire le film qui retrace l’histoire du fabuleux roi de Ségou nommé Da Monzon. Aussi vavait la royauté à  cette époque, les mœurs, coutumes et traditions de l’empire ségovien, le rôle et la place du griot…Dans le film, figurent certes les grands acteurs du cinéma malien mais aussi de jeunes acteurs du conservatoire de Bamako et l’institut national des arts (INA). Sidi Diabaté explique que « nous avons fait un mélange de jeunes et vieux talents et nous ne sommes pas déçus du résultat». Il ne cache pas sa joie pour la sélection de son tout premier long métrage au FESPACO 2011. « Chaque réalisateur africain qui fait un film, rêve que celui-ci soit présenté au festival du film de Ouagadougou qui est le forum le plus important d’Afrique au sud du Sahara. Parce que C’’est le lieu o๠tous les grands hommes du cinéma mondial se rencontrent. Le jugement de ces gens-là  est très important pour nous. » Le rôle principal est joué par Namory Diabaté, sortant de l’INA en section théâtre. Da Monzon, C’’est une « grosse production » comme on n’en voit pas souvent au Mali. Le plateau de tournage enregistrait parfois plus de 400 personnes. Le tournage du film s’est fait à  Sékoro, Dougoukouna, Somonoso (Ségou) et 10% du tournage dans le Mandé, notamment à  Samalé ( à  2 km de Samagnana) et Sindala (à  2 km de Sibi). Ces lieux ont été choisis à  cause de leur topographie parce que comme l’indique Sidi Diabaté, le gros problème qui se pose aux films historiques aujourd’hui, C’’est la restitution du décor. « Nous n’avons pas les moyens de fabriquer des décors de cette taille et de cette complexité. Nous sommes obligés d’utiliser les décors naturels. l’urbanisation étant très rapide, la ville de Ségou ne ressemble plus à  celle des années 1800. » Donc, il y a eu la construction des sept vestibules du roi de Ségou Da Monzon à  Sékoro par le ministère de l’artisanat et du tourisme ainsi que la rénovation du quartier Somonoso.

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